À la veille d’un mouvement de grève de 72 heures prévu du 21 au 23 octobre, la direction générale de Senelec a publié une note rappelant les exigences légales de préavis et détaillant les dossiers à l’origine du conflit, tout en appelant les agents à préserver la continuité du service public.
Le cadre légal invoqué par la direction
Dans une communication signée par le directeur général, Papa Toby Gaye, la direction indique avoir été informée du projet de grève par des canaux non officiels. Elle cite l’article 436 du Code du travail, qui, selon son interprétation, impose un préavis de trente jours avant tout mouvement collectif en l’absence de conciliation. Aucun préavis formel n’aurait donc été reçu, ce qui, selon la direction, rend la grève non conforme aux dispositions légales. Elle rappelle également l’article 438, prévoyant des sanctions disciplinaires en cas de non‑respect de la procédure.
Les trois dossiers qui alimentent la tension
Le différend porte principalement sur la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire 2025 (PRAB 2025), le contrat AKILEE et le projet de filialisation de l’entreprise. Concernant la PRAB 2025, Senelec précise qu’une procédure de conciliation a déjà été engagée auprès de la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale, avec une réunion le 1er septembre 2026 impliquant la Confédération des syndicats de travailleurs du Sénégal (CSTS). Cette rencontre a débouché sur la signature d’un procès‑verbal de conciliation, témoignant d’une volonté de dialogue. Pour les dossiers AKILEE et la filialisation, la direction se déclare prête à poursuivre les échanges avec les représentants syndicaux afin de trouver un accord.
Appel au calme et maintien du service public
Le directeur général conclut en invitant les agents à garder leur calme, à se référer aux communications officielles et à assurer la continuité de l’alimentation électrique, service considéré comme essentiel. La direction se montre attentive à l’évolution du climat social et réaffirme son engagement à privilégier un dialogue responsable, tout en rappelant les sanctions possibles en cas de non‑respect des procédures de grève.