Après plusieurs semaines de délestages à Dakar, la Senelec a annoncé un plan d’intervention pour rétablir l’alimentation électrique dans les plus brefs délais, alors que la canicule de septembre aggrave la situation.
Retour des coupures après une période de stabilité
Le Sénégal avait, au cours des dernières années, réussi à améliorer la couverture et la fiabilité de son réseau électrique, limitant les interruptions de service. Cependant, depuis le début du mois de septembre, la capitale a de nouveau connu des coupures intermittentes, suscitant le mécontentement des usagers et rappelant les difficultés rencontrées avant les réformes récentes.
Canicule et hausse de la demande énergétique
Les températures record enregistrées en septembre 2026 ont fortement augmenté la consommation d’électricité, notamment pour la climatisation et le refroidissement des équipements. Cette hausse soudaine a mis sous tension les centrales existantes et les lignes de distribution, réduisant la marge de manœuvre du gestionnaire du réseau et déclenchant les délestages pour éviter une surcharge du système.
Engagement de la Senelec et mesures prévues
Face à la pression croissante, la Senelec a déclaré qu’elle mobilisait immédiatement des équipes techniques supplémentaires pour réparer les lignes défectueuses, optimiser la production des centrales thermiques et, si nécessaire, recourir à des achats d’énergie à l’étranger. La société a fixé comme objectif de rétablir le service normal d’ici la fin de la semaine, tout en assurant une surveillance continue du réseau pour anticiper d’éventuelles nouvelles ruptures.
Conséquences pour les ménages et l’activité économique
Les coupures répétées affectent la vie quotidienne des Sénégalais, perturbant la conservation des aliments, le télétravail et les activités scolaires en ligne. Pour les entreprises, surtout celles dépendantes de la chaîne du froid ou de la production industrielle, chaque heure sans courant représente une perte financière directe. Le retour à la normale est donc perçu comme essentiel pour limiter l’impact économique et social de la crise énergétique actuelle.