Les Chemins de Fer du Sénégal (CFS) ont confié à l’entreprise espagnole TYPSA la réalisation des études d’avant‑projet sommaire (APS) d’une nouvelle ligne ferroviaire standard de 560 km entre Dakar et Tambacounda. Le projet, estimé à 1 500 milliards de francs CFA, vise une mise en service d’ici 2032 et s’appuie sur le transport de voyageurs et, surtout, de marchandises.
Un tracé de 560 km à l’horizon 2032
Le corridor ferroviaire prévu reliera la capitale à la ville de Tambacounda, couvrant environ 560 kilomètres. Les études APS permettront de définir le tracé exact, les ouvrages d’art nécessaires et les capacités techniques requises. La date cible de mise en service, fixée à 2032, donne aux autorités un cadre temporel pour planifier les investissements complémentaires et les procédures d’appel d’offres.
Le fret minier et portuaire au cœur du modèle économique
Le fret constitue le principal moteur économique de la ligne. Les analystes de TYPSA modélisent les flux de fer provenant de la région de la Falémé, les phosphates de Matam, le ciment produit localement ainsi que le transport de conteneurs destinés au Mali. La connexion avec les futurs ports de Ndayane et de Bargny est également étudiée, afin d’assurer une chaîne logistique fluide entre les sites d’extraction, les usines et les ports d’exportation.
Études APS menées par TYPSA : enjeux et étapes
Le cabinet TYPSA, mandaté par les CFS, conduit les études d’avant‑projet sommaire. Cette phase vise à établir la viabilité économique du projet en évaluant les volumes de marchandises attendus, les coûts d’exploitation et les retours sur investissement. Elle inclut également l’analyse des impacts environnementaux, la définition des standards techniques (écartement standard) et la préparation des dossiers de financement.
Implications pour le commerce régional et la connectivité
Si le projet aboutit, il pourrait renforcer la position du Sénégal comme hub logistique en Afrique de l’Ouest. La liaison ferroviaire faciliterait le transport terrestre des ressources minières vers les ports, réduisant les coûts de transport et les temps de transit. Elle offrirait également une alternative au transport routier, contribuant à désengorger les routes et à diminuer les émissions de CO₂. Enfin, la connexion avec le Mali ouvrirait de nouvelles perspectives de commerce transfrontalier, soutenant les stratégies d’intégration régionale du Conseil de coopération économique (CCE).