Le Sénégal a enregistré une amélioration notable lors de son adjudication du 11 septembre 2026, avec une forte demande pour les obligations à 3 et 5 ans. Le Trésor a dépassé son objectif initial de 100 milliards de FCFA, recueillant 109,02 milliards de soumissions.
Une demande concentrée sur les maturités à 3 et 5 ans
Les investisseurs ont montré une préférence marquée pour les obligations à plus long terme. Près de 75 % des montants mobilisés ont été placés sur les OAT à 3 et 5 ans, avec respectivement 45,36 milliards et 30,19 milliards de FCFA retenus.
Un contraste avec les adjudications précédentes
Ce résultat contraste avec les adjudications des mois précédents, où les montants retenus étaient bien inférieurs. En août, seuls 920 millions de FCFA avaient été levés sur les OAT à 3 ans. Cette amélioration est donc significative et témoigne d'un regain d'intérêt pour les obligations sénégalaises.
Pression de financement et négociations avec le FMI
Malgré cette évolution positive, la pression de financement reste élevée. La dette publique sénégalaise représente environ 130 % du PIB, et les besoins bruts de financement sont estimés à près de 25 % du PIB pour 2026. Le pays a déjà levé environ 8 % du PIB sur le marché régional cette année.
Les discussions avec le FMI ont abouti à un accord technique sur un programme de 36 mois, évalué à environ 2,2 milliards de dollars. Toutefois, la dégradation de la note souveraine par Moody's et la nomination de Lazard Inc. en tant que conseiller financier ont ravivé les inquiétudes.
Perspectives et risques
Bien que les rendements restent élevés, l'analyse de Pr Amath Ndiaye souligne que le choix de maintenir la dette en FCFA en dehors du PTDS pourrait protéger les titres détenus sur le marché régional. Cependant, en cas de restructuration, les créanciers pourraient faire face à des pertes importantes.