Le club ASC Entente de Bounkiling et ses joueurs sont en deuil après la mort, survenue vendredi, de Cheikh Oumar Badji, trouvé inanimé lors d'une séance d'entraînement. Aucune cause médicale n'a encore été rendue publique.
L'annonce du décès a été faite par le club lui-même, qui a salué la mémoire d'un joueur décrit comme un membre à part entière de l'équipe. La nouvelle a rapidement circulé dans le football local, où les hommages se multiplient. Cheikh Oumar Badji a été inhumé le lendemain à Ziguinchor.
Un drame survenu en plein exercice
Selon le communiqué du club, c'est en pleine séance d'entraînement que Cheikh Oumar Badji a perdu la vie. Les circonstances exactes du malaise ou de l'accident n'ont pas été détaillées par la direction d'ASC Entente, qui s'est contentée d'exprimer sa tristesse. L'absence d'informations médicales précises ouvre la porte à plusieurs hypothèses : malaise cardiaque, problème respiratoire ou choc traumatique, autant de scénarios fréquemment évoqués dans ce type de drames sportifs.
Une annonce sobre, des hommages en cascade
Le club a choisi une formule brève pour annoncer la nouvelle, évoquant un « décès brutal » et saluant un « joueur et ami ». Cette sobriété contraste avec l'émotion suscitée dans le microcosme du football sénégalais, où la pratique amateur expose souvent les athlètes à des conditions d'entraînement rudimentaires, sans suivi médical systématique. La rapidité des hommages sur les réseaux sociaux témoigne de l'ancrage local du défunt.
Un précédent qui relance le débat sur la santé des footballeurs amateurs
Le décès de Cheikh Oumar Badji n'est pas un cas isolé : plusieurs drames similaires ont déjà endeuillé le football africain ces dernières années, de l'élite jusqu'aux divisions régionales. Ces événements relaient une interrogation récurrente sur la présence de personnels médicaux, de défibrillateurs et de protocoles d'urgence lors des entraînements, y compris dans les clubs de division inférieure. À Bounkiling comme ailleurs, la question d'un suivi cardiologique préventif pour les jeunes joueurs reste posée, sans réponse institutionnelle claire à ce stade.