Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a officiellement rompu le silence face à l'inertie des autorités. Réuni le 15 août 2026, le Bureau exécutif national a dénoncé la dégradation des conditions de travail et l'absence de réponses concrètes du gouvernement, annonçant une mobilisation imminente pour défendre les acquis des praticiens.
Un catalogue de griefs structurels
Le malaise exprimé par le SAMES repose sur une accumulation de dysfonctionnements au sein du système de santé sénégalais. Le syndicat pointe particulièrement la précarité des contrats de travail et le non-respect des engagements de recrutement pris par l'État. À ces difficultés s'ajoutent une gestion problématique des ressources humaines, marquée par des affectations réalisées sans remplacement, ainsi qu'une remise en cause de primes acquises. La situation est aggravée par les retards persistants dans le paiement des indemnités dues aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en phase de spécialisation.
Le silence des ministères en question
Le Bureau exécutif national du syndicat cible directement le manque de réactivité des ministères de la Santé et de la Fonction publique. Malgré une plateforme revendicative déposée, le SAMES déplore une absence totale de dialogue constructif. Cette posture gouvernementale est perçue par les praticiens comme un mépris de leurs conditions d'exercice, jugées inacceptables dans plusieurs régions du pays. Le syndicat exige désormais des engagements officiels, assortis d'un calendrier d'exécution précis pour résoudre ces points de tension.
Vers une mobilisation nationale
Face à ce blocage, le SAMES a décidé de passer à une phase d'action syndicale. Le 1er septembre 2026, une conférence de presse sera organisée pour dévoiler un plan de lutte dont les contours restent à définir. En attendant cette échéance, le bureau national exhorte ses membres à maintenir une vigilance accrue et une unité sans faille. Le syndicat a d'ores et déjà prévenu qu'il n'accepterait aucun recul sur la dignité des praticiens ni sur les droits sociaux durement acquis, se tenant prêt à utiliser tous les moyens légaux à sa disposition pour faire aboutir ses revendications.