Au Sénégal, l'incertitude persiste autour des élections territoriales. Maguette Sy, secrétaire national chargé des élections et mandataire du Parti démocratique sénégalais (PDS), appelle les autorités à trancher rapidement et n'écarte aucun scénario, y compris un couplage avec des législatives anticipées.
Un calendrier toujours en suspens
Interrogé sur l'hypothèse d'un report du scrutin local, Maguette Sy reconnaît que plusieurs options restent sur la table. Aucune date officielle n'a encore été communiquée par le gouvernement, alors que les responsables politiques et les acteurs du processus électoral attendent un signal clair. Ce flou, selon lui, empêche les partis d'engager sereinement leurs préparatifs à quelques semaines des échéances prévues.
Couplage avec les législatives : une hypothèse sérieuse
Parmi les scénarios évoqués figure un possible couplage des élections locales avec des législatives anticipées. Maguette Sy rappelle que les législatives sont normalement prévues en 2029, mais juge que le contexte politique sénégalais pourrait justifier une convocation anticipée du corps électoral. Une telle configuration, si elle était retenue, constituerait un enjeu majeur pour l'ensemble de la classe politique, en superposant deux scrutins aux logiques distinctes, locales et nationales.
Trois arbitrages possibles pour l'exécutif
Le mandataire du PDS résume la décision à un choix gouvernemental entre trois formules : organiser les scrutins séparément, les coupler ou revoir leur calendrier. Chacune de ces options comporte des conséquences directes sur l'organisation matérielle du scrutin, l'engagement des formations politiques et la mobilisation des électeurs. Pour le PDS, l'essentiel est que l'État fixe rapidement une orientation claire et communiquée officiellement.
Le PDS se déclare prêt à entrer en campagne
En attendant cette clarification, le PDS assure qu'il participera aux élections dès que la date sera arrêtée. Maguette Sy présente ce positionnement comme une exigence de transparence plus que comme une menace de boycott : le parti demande avant tout un cadre lisible pour préparer ses candidats et son dispositif. La réponse du gouvernement, attendue dans les prochaines semaines, dira si le Sénégal se dirige vers un scrutin local autonome, un double scrutin ou un nouveau report du calendrier électoral.