Le 14 octobre 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce du Sénégal a mis fin au gel des importations de carottes, tout en maintenant un système de quotas valable jusqu’au 15 novembre 2026. Cette décision vise à répondre à la chute des stocks nationaux et à la flambée des prix qui pèsent sur les consommateurs.
Origine du gel : un dispositif de décembre 2025
Le gel des importations de carottes était entré en vigueur le 10 décembre 2025, après que les autorités aient estimé que la production locale pouvait couvrir la demande intérieure pendant près d’une année. Cette mesure faisait partie d’une stratégie visant à protéger les producteurs sénégalais et à encourager l’autosuffisance dans le secteur maraîcher.
Pressions sur le marché : stocks en baisse et prix en hausse
Au fil des mois, les réserves de carottes ont connu une baisse prononcée, entraînant une hausse notable des prix pour les ménages. L’Agence de régulation des marchés (ARM) a constaté que la pénurie menaçait la stabilité du marché alimentaire, d’où la nécessité d’ajuster la politique d’importation. La circulaire publiée le jeudi 14 octobre décrit la levée du gel comme une mesure d’urgence pour garantir l’approvisionnement continu du marché.
Le nouveau cadre d’importation sous quota
Les autorisations d’importation sont désormais limitées par un quota, dont la durée est fixée jusqu’au 15 novembre 2026. Ce dispositif permet de contrôler le volume de carottes entrant sur le territoire tout en offrant une marge de manœuvre suffisante pour apaiser la tension sur les prix. Les importateurs devront se conformer aux règles établies par le ministère, qui supervise la répartition des quotas.
Réactions des acteurs du secteur : IPCA et ARM
L’Interprofession Carotte du Sénégal (IPCA) a tenu une réunion le même jour de la décision, au sein des bureaux de l’ARM, afin d’évaluer l’impact immédiat de la levée du gel. Les représentants de l’IPCA ont souligné l’importance d’un approvisionnement régulier pour éviter les ruptures de stock, tout en appelant à un suivi rigoureux du respect des quotas. L’ARM, quant à elle, assure que le dispositif sera surveillé de près pour garantir la transparence et l’équité du processus d’importation.