À moins de cinq mois de la fin du mandat des conseillers départementaux et municipaux, des organisations de la société civile sénégalaise ont lancé, mercredi 2 septembre 2026 à Dakar, un appel pressant aux autorités pour accélérer la préparation des élections territoriales prévues en janvier 2027. Réunis autour de Moundiaye Cissé, Babacar Ba, président du Forum du justiciable, et Ndiaga Sylla, les acteurs présents estiment que le calendrier devient particulièrement tendu et que toute improvisation risque de fragiliser la crédibilité du scrutin.
Un mandat qui s’achève, des étapes encore floues
Les conseillers départementaux et municipaux élus le 23 janvier 2022 arrivent au terme de leur mandat le 22 janvier 2027. Plusieurs étapes structurantes restent à engager ou à préciser, selon les organisations signataires : la révision et la mise à jour des listes électorales, la convocation du corps électoral, la fixation de la caution, le dépôt et le contrôle des candidatures, ainsi que la préparation matérielle et logistique du scrutin. Tout retard sur l’une de ces phases pourrait, selon la société civile, avoir des répercussions en cascade sur les opérations suivantes.
Une demande de concertation et de transparence
Au nom de la coalition, Babacar Ba, porte-parole du jour, a affirmé que l’enjeu n’est pas de contester le processus électoral mais de prévenir d’éventuelles difficultés liées aux délais. Les organisations réclament l’ouverture rapide d’une concertation avec les partis politiques, la société civile et les autres parties prenantes, ainsi que la fixation et la publication officielle de la date du scrutin. Elles demandent aussi la diffusion d’un calendrier électoral détaillé, étape par étape, afin que chaque acteur puisse anticiper le déroulement du processus.
Listes électorales, caution et accès à l’information au cœur des revendications
Les signataires exigent également que les opérations de révision des listes électorales soient rendues publiques et que les modalités relatives à la caution, aux candidatures et aux autres préparatifs soient clairement communiquées. Ils insistent surtout sur l’égalité d’accès à l’information : tous les acteurs politiques doivent disposer, selon eux, des mêmes données et de la même visibilité sur le calendrier. « La prévisibilité du calendrier électoral est une condition de la confiance. Le respect des échéances légales est une exigence de l’État de droit », a résumé Babacar Ba. La balle se trouve désormais dans le camp du gouvernement et de l’administration électorale, attendus sur la publication d’un agenda précis pour ces élections locales décisives.