À moins de cinq mois de l'échéance légale, des figures de la société civile sénégalaise montent au créneau pour exiger une accélération du processus préparatoire des élections territoriales. Face à l'imminence de la fin des mandats des conseillers municipaux et départementaux, ces acteurs appellent à une transparence accrue pour préserver la crédibilité du scrutin.
L'urgence d'un calendrier électoral précis
Le mandat des élus locaux, issus du scrutin du 23 janvier 2022, arrive à son terme le 22 janvier 2027. Pour éviter toute vacance ou crise institutionnelle, des acteurs comme Moundiaye Cissé, Babacar Ba et Ndiaga Sylla soulignent la nécessité d'une visibilité immédiate. Ils réclament la publication officielle de la date du vote ainsi qu'un chronogramme détaillé des opérations à venir. Cette exigence de prévisibilité est présentée comme une condition sine qua non pour instaurer la confiance entre l'État, les partis politiques et les citoyens.
Les étapes techniques sous tension
Le processus électoral repose sur une série d'étapes interdépendantes dont le retard pourrait fragiliser la sécurité juridique de l'ensemble du scrutin. Parmi les points critiques soulevés figurent la révision des listes électorales, la convocation formelle du corps électoral, ainsi que la définition des modalités liées à la caution et au dépôt des candidatures. La société civile insiste sur le fait que chaque étape doit être clarifiée et expliquée publiquement pour garantir une organisation matérielle sans faille.
La concertation comme levier de transparence
Au-delà de la simple gestion technique, les organisations signataires plaident pour l'ouverture rapide d'un cadre de concertation incluant l'ensemble des parties prenantes. L'objectif est de garantir une égalité d'accès à l'information pour tous les acteurs politiques engagés dans la compétition. En rappelant que le respect des échéances légales constitue une exigence fondamentale de l'État de droit, ces organisations cherchent à prévenir les difficultés logistiques et politiques qui pourraient découler d'une gestion précipitée du calendrier électoral.