Sénégal : la Constitution prime sur le débat du mandat présidentiel

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Sénégal : la Constitution prime sur le débat du mandat présidentiel

Le débat sur un éventuel allongement du mandat présidentiel au Sénégal est clos, selon l’ancienne Première ministre Aminata Touré, qui réaffirme sans ambiguïté l’intangibilité des dispositions constitutionnelles en vigueur.

Une ligne de fermeté face aux velléités de réforme

Alors que des voix proches de la mouvance présidentielle ont récemment relancé la polémique en proposant un passage du mandat de cinq à sept ans, Aminata Touré, numéro 2 du parti Kiiraay – Les Patriotes Républicains, a coupé court à toute discussion. Dans une déclaration sans équivoque, elle a rappelé que « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs de cinq ans », soulignant le caractère intouchable de ces règles. Sa prise de position intervient alors que le débat, bien que latent, gagnait en intensité au sein même de son camp politique, où plusieurs figures avaient ouvertement soutenu l’idée d’un septennat.

Cette fermeté contraste avec les récentes interventions de personnalités comme Arona Coumba Ndoffene Diouf ou Baye Mayoro Diop, ainsi que du guide religieux Cheikh Ibrahima Diallo, qui avaient plaidé pour une modification de la durée du mandat. Pour Aminata Touré, la question est désormais tranchée : la Constitution prime sur toute velléité de réforme, et le parti doit se recentrer sur ses priorités stratégiques.

Priorités politiques et mobilisation militante

Plutôt que de s’attarder sur une polémique qu’elle juge close, l’ancienne cheffe du gouvernement a choisi de recentrer le débat sur l’implantation de Kiiraay à l’échelle nationale et dans la diaspora. Son message est clair : les militants doivent se mobiliser autour du développement du parti, plutôt que de s’enliser dans des discussions institutionnelles jugées stériles. Cette position reflète une volonté de stabilité politique, alors que le pays reste attentif aux évolutions constitutionnelles qui pourraient fragiliser les équilibres démocratiques.

La fermeté d’Aminata Touré s’inscrit dans un contexte où les questions de gouvernance et de respect des institutions occupent une place centrale dans le débat public sénégalais. Son intervention rappelle que, malgré les pressions, les règles constitutionnelles restent le socle de la légitimité démocratique, et que toute tentative de les contourner pourrait saper la confiance des citoyens dans les institutions.

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