Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rencontré à Abu Dhabi le chef d’État émirati Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan pour définir les contours d’un nouveau partenariat économique. L’accord, qui s’inscrit dans le cadre de l’Abu Dhabi Sustainability Week, vise à mobiliser les deux pays autour de projets concrets dans six secteurs stratégiques.
Des priorités sectorielles clairement identifiées
Les discussions ont abouti à une feuille de route couvrant la finance, les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la logistique et le numérique. Chaque domaine doit profiter de l’expertise technique des Émirats et du potentiel de marché du Sénégal, afin de créer des chaînes de valeur régionales. Par exemple, les investissements émiratis dans les énergies renouvelables pourraient accélérer la transition énergétique sénégalaise, tandis que les solutions logistiques proposées visent à renforcer les corridors de transport entre l’Afrique de l’Ouest et le Golfe.
Gestion de l’eau et développement durable au cœur du partenariat
Un volet essentiel du dialogue porte sur la coopération en matière de ressources hydriques. Les deux pays coorganiseront la Conférence des Nations Unies sur l’Eau en 2026, un événement qui devrait servir de plateforme pour présenter des projets conjoints de dessalement, de gestion des bassins et d’irrigation intelligente. Cette initiative s’inscrit dans la volonté commune de répondre aux défis climatiques tout en stimulant la productivité agricole.
Contexte géopolitique et soutien mutuel
Au-delà des aspects économiques, le président Faye a réaffirmé la solidarité du peuple sénégalais envers les Émirats dans le contexte de la guerre au Moyen‑Orient, tout en soutenant les efforts de paix menés par Dubaï. Cette dimension politique renforce la confiance entre les deux États et crée un environnement propice à des investissements à long terme.
Implications pour le Sénégal et perspectives d’avenir
Le partenariat s’inscrit également dans la stratégie plus large du Sénégal, qui vient de finaliser un programme économique avec le Fonds monétaire international. En attirant des capitaux étrangers et en diversifiant ses sources d’énergie et de financement, le pays espère accélérer sa croissance inclusive. Les projets conjoints, notamment dans le numérique, pourraient favoriser la création d’emplois qualifiés et stimuler l’innovation locale.