Le paysage politique et social sénégalais est marqué, en ce mois d'octobre 2026, par une série de dossiers complexes allant de la gestion des infrastructures urbaines aux zones d'ombre de la fiscalité nationale. Entre les travaux parlementaires sous tension et les défis structurels liés à l'aménagement du territoire, le pays traverse une période de questionnements sur sa gouvernance.
Tensions autour des commissions d'enquête parlementaires
Le travail de contrôle parlementaire se heurte à des résistances notables. Le député Cheikh Oumar Hann a officiellement refusé de répondre à la convocation de la commission d'enquête sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », invoquant un manque d'impartialité de l'instance. Parallèlement, les auditions révèlent des zones d'ombre préoccupantes : Makhaly Faye, Directeur des Grandes Entreprises, a confirmé devant les députés que la société suisse ADAX, au cœur d'un redressement fiscal estimé à 100 milliards de FCFA, est absente des répertoires officiels de son administration, soulevant des interrogations sur la traçabilité des flux financiers.
Défis structurels : inondations et accès à l'eau
La gestion du territoire reste un enjeu majeur. Alors que des experts soulignent que les inondations récurrentes au Sénégal sont le résultat de décisions urbanistiques et foncières inadaptées prises sur le long terme, la capitale fait face à des difficultés immédiates. La société SEN’EAU a annoncé des coupures d'eau dans plusieurs quartiers de Dakar, dont Ouakam et la Cité Elhadj Malick Sy, pour des travaux d'entretien préventif devant se poursuivre jusqu'au 17 octobre 2026. Ces épisodes rappellent la fragilité des infrastructures face aux besoins croissants des populations urbaines.
Dynamiques politiques et faits de société
Sur le plan politique, le mouvement Pacte Républicain/Saxal Ngor a affiché son soutien au président Bassirou Diomaye Faye en annonçant la collecte de 40 729 adhésions au parti Kiiraay dans la région de Kaffrine en une semaine. Dans un registre différent, l'actualité judiciaire a été marquée par la libération d'Aïda Mbacké, après huit années de détention. Enfin, le climat reste une préoccupation immédiate, avec des alertes météorologiques signalant des risques de fortes pluies dans le sud du pays, notamment à Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.