Selon un sondage de Royal LePage, 63 % des nouveaux arrivants au Québec jugent l’épargne la principale barrière à l’achat d’une maison

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 67 lectures
Selon un sondage de Royal LePage, 63 % des nouveaux arrivants au Québec jugent l’épargne la principale barrière à l’achat d’une maison

Un sondage mené par Royal LePage auprès de 1 400 nouveaux arrivés au Canada révèle que l’épargne représente le principal obstacle à l’achat d’une maison au Québec, avec 63 % des répondants qui le soulignent. Cette contrainte financière s’ajoute aux difficultés liées à l’emploi stable, au crédit et à la perception du marché immobilier, influençant les projets d’acquisition sur plusieurs années.

Épargne : le frein majeur identifié par les immigrants

Lorsque les participants ont pu choisir plusieurs réponses, 63 % ont indiqué que la constitution d’une mise de fonds était le principal obstacle à l’achat d’une résidence principale. Cette proportion dépasse largement les autres freins, soulignant que le coût d’accès à la propriété reste disproportionné par rapport aux revenus des nouveaux arrivants.

Autres obstacles : emploi stable, historique de crédit et perception du marché

En deuxième position, 41 % des répondants citent la difficulté à obtenir un emploi plus stable ou mieux rémunéré. Un historique de crédit canadien constitue également un problème pour 27 % des personnes interrogées, qui doivent souvent bâtir une cote de crédit avant de pouvoir prétendre à un prêt hypothécaire. Par ailleurs, les perceptions divergent : 24 % s’attendent à ce que l’achat d’un logement soit plus difficile au Canada qu’au pays d’origine, 24 % estiment la difficulté comparable, et 29 % pensent que le processus est plus aisé ici.

Calendrier d’achat et évolution du taux de propriété

Les réponses indiquent que 51 % des nouveaux arrivants prévoient d’acquérir un bien immobilier dans plus de deux ans, contre 30 % qui envisagent un délai d’un à deux ans et seulement 10 % qui souhaitent acheter dans l’année qui suit. Le Québec se démarque en affichant le plus bas pourcentage d’acheteurs prévoyant un délai d’un à deux ans et le plus haut pour ceux qui repoussent l’achat au-delà de deux ans. En termes d’intention, 71 % déclarent vouloir devenir propriétaires d’une résidence principale, tandis que 27 % ne souhaitent pas acheter (incluant 3 % d’indécis). Le taux de propriété augmente avec la durée de résidence au Canada : 13 % des arrivés depuis moins d’un an possèdent déjà un logement, contre 45 % pour ceux présents depuis cinq à dix ans.

Implications pour les politiques publiques du logement au Québec

Ces données soulignent la nécessité d’ajuster les programmes d’aide à l’achat pour les immigrants, notamment en facilitant l’accès à la mise de fonds et en simplifiant la construction d’un historique de crédit. La disparité croissante entre les prix des maisons et les revenus, déjà constatée par les courtiers, risque d’accentuer les inégalités d’accès à la propriété. Les décideurs provinciaux pourraient envisager des mesures ciblées, telles que des subventions temporaires ou des garanties de prêt, afin de réduire le délai d’attente moyen et d’encourager l’intégration économique des nouveaux arrivants.

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