Selma Yudha s'est officiellement lancée dans la course à la 60e présidence de l'Union nationale des étudiants du Ghana (NUGS). Unique femme parmi les candidats, elle place son programme sous le signe d'une gouvernance réactive, visant à transformer l'organisation pour répondre concrètement aux préoccupations quotidiennes des étudiants.
Priorités face aux défis académiques et économiques
La candidate identifie plusieurs enjeux majeurs qui fragilisent le parcours des étudiants ghanéens : la hausse constante des coûts de l'éducation, l'incertitude liée à l'insertion professionnelle et un déficit de représentation au sein des instances décisionnelles. Pour Selma Yudha, la NUGS doit impérativement gagner en visibilité et en efficacité, en dépassant le cadre des promesses électorales pour se concentrer sur des résultats tangibles. Son projet de mandature repose sur cinq piliers : le bien-être étudiant, la santé mentale, l'accès aux opportunités, l'innovation et un plaidoyer renforcé auprès des autorités.
Un parcours marqué par la diplomatie internationale
Pour soutenir sa candidature, Selma Yudha s'appuie sur une expérience significative dans le leadership et la diplomatie jeunesse. Elle a notamment occupé le poste de vice-présidente pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) lors de la Conférence diplomatique des jeunes leaders africains à Addis-Abeba en 2025. Cette expérience a été complétée en 2026 par une fonction similaire au sein de la Commission économique pour l'Afrique des Nations unies (CEA). Son engagement local, notamment en tant que responsable de la collecte de fonds pour le Rotaract Club d'Accra Dome, témoigne également de son implication dans des programmes d'autonomisation des jeunes.
Représentativité et héritage institutionnel
En tant que seule femme en lice, Selma Yudha perçoit sa candidature comme un levier pour inspirer les jeunes femmes à briser les barrières structurelles qui limitent leur accès aux postes de direction. Au-delà de l'ambition personnelle, elle affirme que son objectif principal est de restaurer la confiance des étudiants envers leur syndicat national. Elle insiste sur la nécessité d'une représentativité accrue, incluant les universités, les instituts de formation des enseignants et les écoles de soins infirmiers, afin de garantir que les décisions prises reflètent la diversité des réalités vécues par les étudiants à travers le pays.