Otunba Segun Sowunmi, figure influente du Parti démocratique populaire (PDP) et promoteur du mouvement « The Alternative Movement », a officiellement lancé une campagne de mobilisation de terrain dans l'État d'Ogun. Cette initiative vise à soutenir la candidature du président Bola Ahmed Tinubu pour un second mandat lors de l'élection présidentielle de 2027, marquant une prise de position singulière au sein de l'opposition.
La défense d'une continuité économique
Pour justifier son soutien, Segun Sowunmi met en avant la nécessité d'une stabilité politique pour permettre la mise en œuvre de réformes structurelles à long terme. Selon lui, le pays ne peut se permettre de changer de direction tous les quatre ans. Il soutient activement les choix économiques actuels de l'administration Tinubu, notamment la suppression des subventions aux carburants, qu'il juge inefficaces depuis 1973. Il souligne que l'augmentation des revenus fédéraux et le développement du secteur privé dans le raffinage pétrolier sont des indicateurs positifs pour la capacité fiscale du Nigeria.
Le principe de rotation du pouvoir
Au-delà de l'économie, Sowunmi invoque le « principe du pendule », une forme de rotation du pouvoir entre le Nord et le Sud du pays, comme garant de l'unité nationale. Il rappelle que le précédent président, Muhammadu Buhari, originaire du Nord, a effectué deux mandats sans interruption majeure. Dans cette logique, il estime que le Sud doit désormais bénéficier d'une période de stabilité similaire pour achever les réformes en cours, citant en exemple le développement de nations comme la Malaisie ou Singapour, bâti sur un consensus politique durable.
Stratégie de mobilisation dans l'Ogun
Le déploiement de cette campagne s'articule autour d'une approche méthodique, débutant au niveau des unités de vote pour s'étendre progressivement aux gouvernements locaux de l'État d'Ogun. Sowunmi exhorte particulièrement l'électorat yoruba à se mobiliser massivement pour éviter que la région ne soit distancée par les autres zones géopolitiques du pays en termes de suffrages exprimés. Il compare cette dynamique électorale à la période 1999-2003, suggérant que le soutien politique peut se consolider de manière significative entre deux cycles électoraux, et appelle à rejeter tout retour vers des politiques passées qu'il qualifie de stériles.