À Tivaouane, la préparation du Gamou 2026 s’accompagne d’un dispositif sanitaire inédit : 204 agents seront mobilisés pour encadrer l’hygiène et prévenir les risques liés aux grands rassemblements religieux.
Un dispositif sanitaire structuré pour un événement majeur
La ville de Tivaouane, épicentre du Gamou, s’organise en amont pour garantir la sécurité sanitaire des fidèles. Un effectif de 204 agents, piloté par la Brigade régionale d’hygiène en coordination avec la direction régionale de la Santé et d’autres services techniques, sera déployé pour couvrir l’ensemble des activités préparatoires et du rassemblement. L’objectif est clair : anticiper les risques sanitaires inhérents aux grands rassemblements, où la concentration de populations favorise la propagation de maladies.
Ce dispositif s’appuie sur une répartition des tâches entre prévention, sensibilisation et contrôle. Les agents, dont 100 proviennent de la mairie de Tivaouane, seront épaulés par les délégués de quartier, les « bajenu gox » (relais communautaires) et d’autres acteurs locaux. Leur mission inclut des campagnes de communication via les médias locaux, des caravanes de sensibilisation et des opérations de police sanitaire, notamment sur la sécurité des aliments et la lutte anti-vectorielle. Une évaluation préalable des risques a permis d’identifier les zones sensibles à cibler en priorité.
Une mobilisation collective pour un rassemblement réussi
Les autorités locales et les organisateurs du Gamou insistent sur l’importance d’une approche inclusive et collaborative. Des membres du Bureau national du Gamou ont salué le lancement des opérations, rappelant que la santé des fidèles est un pilier de la réussite de l’événement. Les adjoints au maire et au gouverneur de Thiès ont, quant à eux, souligné la nécessité d’une coordination renforcée entre la mairie, les services de l’État et les représentants des fidèles. Ils ont également appelé les populations à respecter scrupuleusement les consignes sanitaires, notamment en période de rassemblement prévue entre août et septembre.
Ce dispositif illustre une tendance croissante en Afrique de l’Ouest, où les grands rassemblements religieux sont désormais systématiquement encadrés par des plans sanitaires préventifs. À Tivaouane, l’enjeu dépasse la simple gestion de crise : il s’agit de concilier tradition spirituelle et impératifs de santé publique, dans un contexte où les risques épidémiques, comme les maladies à transmission vectorielle, restent une préoccupation majeure.