Un mois après l'instauration de la vidéo-verbalisation et le contrôle strict du port du casque pour les usagers de deux et trois-roues, le Burkina Faso observe une décrue notable de l'insécurité routière. Le ministère de la Sécurité a présenté un bilan encourageant pour le mois d'août 2026, marquant une rupture avec les statistiques des mois précédents.
Un recul marqué de la sinistralité routière
Les chiffres officiels communiqués par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, témoignent d'une amélioration rapide de la situation sur les routes. En août 2026, le pays a enregistré 1 516 accidents, contre 1 744 en juillet, soit une baisse de 13,07 %. Plus significatif encore, le nombre de décès sur les lieux des accidents a chuté, passant de 113 en juillet à 79 en août. Selon les autorités, la gravité moyenne des accidents a reculé de 30,08 %, confirmant l'efficacité des mesures de protection, notamment le port du casque, dans la réduction des traumatismes mortels.
La vidéo-verbalisation, outil de régulation des comportements
Loin d'être une simple mesure fiscale, la vidéo-verbalisation est présentée comme un levier de responsabilisation des usagers. Au cours du mois d'août, 19 910 infractions ont été relevées par les caméras de surveillance. Le non-port de la ceinture de sécurité arrive en tête des infractions constatées (71,31 %), suivi par les excès de vitesse (15,36 %), le non-respect des feux de signalisation (12,26 %) et l'usage du téléphone au volant (1,07 %). Ces contraventions ont généré un montant total de 146,5 millions de francs CFA, dont une fraction a déjà été recouvrée par l'État.
Perspectives et maintien de la rigueur
Face à ces résultats, le gouvernement burkinabè confirme sa volonté de poursuivre cette politique de fermeté. Le ministre a annoncé que la tolérance administrative concernant le port du casque prendra fin au profit d'une répression accrue. À l'approche de la rentrée scolaire, les autorités appellent les élèves et étudiants à une vigilance accrue et au respect strict du code de la route. À terme, le ministère prévoit d'étendre le réseau de vidéo-verbalisation aux régions intérieures du pays et d'intégrer spécifiquement les motocyclistes dans le dispositif de surveillance automatisée.