Le 15 septembre 2026, les forces de l’ordre ont intensifié leur présence autour du Palais du peuple à Kinshasa pour la rentrée parlementaire, alors que la coalition d’opposition C64 prépare une marche dans la capitale et plusieurs provinces. L’Assemblée nationale a publié des consignes d’accès très strictes, imposant le port de la cocarde et la présentation de cartes d’identité aux députés et aux agents du Parlement.
Un dispositif policier visible le long du boulevard Triomphal
Des patrouilles et des postes de contrôle ont été installés le long du boulevard Triomphal, principal accès au Palais du peuple. Les agents, en uniforme complet, effectuent des contrôles d’identité et des fouilles de véhicules, garantissant une surveillance continue pendant les préparatifs de la session ordinaire. Cette visibilité accrue vise à prévenir tout incident lors de l’ouverture officielle du Parlement.
Règles d’accès imposées aux parlementaires et au personnel administratif
Selon le communiqué du rapporteur Jacques Djoli, les députés doivent emprunter la porte située en face du Commissariat général de la Police nationale congolaise, arborer leur cocarde officielle et présenter leur carte de légitimation. Il leur est également interdit de transporter des personnes non invitées dans leurs véhicules. Le personnel administratif et les invités accèdent quant à eux par la porte principale, sur présentation d’une carte de service ou d’une invitation officielle. Chaque entrée fait l’objet d’un contrôle systématique avant d’atteindre l’enceinte du Palais.
Contexte politique : la marche annoncée par la coalition C64
La même journée, la coalition d’opposition C64 a annoncé une mobilisation nationale, avec une marche prévue à Kinshasa et dans plusieurs villes du pays. Cette initiative, perçue comme une mise en garde contre les orientations du gouvernement, a conduit les autorités à renforcer les mesures de sécurité afin d’éviter d’éventuels débordements ou confrontations entre manifestants et forces de l’ordre.
Implications pour le déroulement de la session ordinaire
En maintenant un contrôle strict des accès et en déployant des ressources policières supplémentaires, les autorités cherchent à assurer le bon déroulement de la session ordinaire du Parlement. La présence renforcée devrait permettre aux députés de se concentrer sur les travaux législatifs sans interruption, tout en limitant les risques de perturbations liées aux manifestations prévues par l’opposition.