L'activiste Sunday Adeyemo, plus connu sous le nom de Sunday Igboho, a officiellement lancé le réseau de sécurité « Iru Ekun » à Ado Ekiti. Il soutient que la réussite des réformes économiques et infrastructurelles du président Bola Tinubu est intrinsèquement liée à la capacité de l'État à sécuriser les zones rurales, les exploitations agricoles et les forêts contre le banditisme.
Un impératif pour la croissance économique
Pour Sunday Igboho, la relance économique du Nigeria ne peut se concrétiser si les citoyens vivent dans la crainte constante d'enlèvements ou d'attaques. L'activiste souligne que les investissements dans les infrastructures, notamment le réseau routier dans le Sud-Ouest, resteront sous-exploités tant que l'insécurité empêchera la libre circulation des biens et des personnes. Il appelle à une synergie entre les forces de sécurité conventionnelles et les initiatives locales pour restaurer un climat propice aux activités commerciales et agricoles.
Lutte contre le banditisme dans le Sud-Ouest
Le réseau « Iru Ekun » se donne pour mission prioritaire de combattre le kidnapping et le banditisme qui frappent les communautés yorubas. Igboho a illustré la gravité de la situation en citant des cas récents d'enlèvements, où des rançons exorbitantes, atteignant parfois 200 millions de nairas, sont exigées à des familles déjà fragilisées. Le groupe affirme sa détermination à sécuriser les forêts et les fermes, des zones devenues des refuges pour les groupes criminels, tout en reconnaissant les risques élevés liés à ces opérations, qui ont déjà coûté la vie à des membres de l'initiative.
Appel à la coopération citoyenne et traditionnelle
La stratégie prônée par l'activiste repose sur une collaboration étroite avec les autorités traditionnelles. Il exhorte les chefs coutumiers à signaler immédiatement toute activité suspecte ou brèche de sécurité aux unités d'Iru Ekun. Cette approche, soutenue par une partie de la chefferie locale, vise à créer un maillage sécuritaire capable de protéger les populations rurales. Igboho exprime par ailleurs son optimisme quant à la trajectoire sécuritaire du pays, affirmant que les mesures actuelles, si elles sont maintenues, permettront d'atteindre une situation stable avant la fin du second mandat du président Tinubu.
Une responsabilité nationale partagée
Au-delà des clivages politiques ou ethniques, Sunday Igboho insiste sur le fait que la sécurité doit être traitée comme une responsabilité collective. Il encourage les citoyens à fournir des informations crédibles aux forces de l'ordre pour faciliter l'identification des criminels. Cette vision est partagée par des figures locales, comme la régente d'Iworoko Ekiti, qui appelle à l'unité des populations pour préserver la paix et soutenir les initiatives de protection communautaire, essentielles selon elle au progrès de la région.