Le dernier rapport de la Commission nigériane de régulation de l'électricité (NERC) met en lumière les défis structurels du secteur électrique national. Si les entreprises de distribution (DisCos) ont enregistré une amélioration de leur taux de recouvrement en juillet 2026, elles peinent toujours à facturer la totalité de l'énergie reçue, soulignant une inefficacité opérationnelle persistante.
Un décalage persistant entre distribution et facturation
En juillet 2026, les onze sociétés de distribution nigérianes ont reçu une quantité d'énergie évaluée à 333,94 milliards de nairas. Cependant, seule une fraction, soit 250,79 milliards de nairas, a fait l'objet d'une facturation auprès des clients, marquant une baisse de l'efficacité de facturation de 1,14 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Sur ce montant facturé, les entreprises ont réussi à collecter 205,53 milliards de nairas, affichant une efficacité de recouvrement en hausse de 2,25 points pour atteindre 81,95 %.
Disparités régionales dans la performance commerciale
Les données révèlent des écarts significatifs entre les opérateurs. Eko Electricity Distribution Company se distingue par la meilleure performance de recouvrement, atteignant 94,67 %, suivie par Port Harcourt (84,95 %). À l'opposé, Kaduna affiche le taux de recouvrement le plus faible du pays avec 39,71 %. En termes de facturation, Kano occupe la première place avec 85,37 % d'efficacité, tandis que Yola ferme la marche avec 61,55 %. Ces disparités illustrent les difficultés hétérogènes rencontrées par les distributeurs sur le territoire.
Les défis structurels du marché électrique
La persistance de ces écarts financiers est largement attribuée à des problèmes structurels profonds. Le manque de compteurs prépayés contraint les distributeurs à recourir à une facturation estimative, souvent source de contestations. Parallèlement, la vétusté des infrastructures et les instabilités du réseau national continuent de fragiliser la chaîne d'approvisionnement. Le ministre de l'Énergie, Joseph Tegbe, a fait de la réduction du déficit de comptage et de la transparence du secteur des priorités absolues, visant une amélioration visible des résultats à court terme pour répondre aux besoins des ménages et des entreprises.