Un député sénégalais dément avoir financé personnellement un scanner pour l’hôpital Maguette-Lô de Linguère, attribuant cette avancée à l’action de l’État. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a clarifié sa position après la diffusion d’une rumeur sur les réseaux sociaux, insistant sur le rôle central des autorités sanitaires dans l’acquisition de cet équipement médical.
Contexte et clarification politique
Dans un communiqué officiel, El Malick Ndiaye a rejeté toute implication personnelle dans le don d’un scanner à l’hôpital Maguette-Lô de Linguère. Il a précisé avoir, il y a près d’un an, porté la demande des populations du Jolof auprès du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Son intervention s’inscrit dans le cadre d’une démarche collective visant à améliorer l’accès aux soins dans cette région du nord du Sénégal.
Le député a également mentionné avoir collaboré avec la députée Saye Cissé pour assurer le suivi du dossier, soulignant l’importance de cet équipement pour la prise en charge des patients. Cette initiative s’ajoute aux efforts déployés par les autorités pour moderniser les infrastructures sanitaires locales, un enjeu crucial pour le Jolof, une zone où l’accès aux soins reste un défi.
Enjeux et reconnaissance institutionnelle
L’acquisition du scanner par l’État marque une étape significative pour l’hôpital de Linguère, longtemps confronté à des limites matérielles. El Malick Ndiaye a salué la réactivité du ministère de la Santé, dont les actions ont permis l’installation de cet outil médical. Cette avancée s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du système de santé sénégalais, où les équipements lourds restent inégalement répartis entre les régions.
Pour les populations du Jolof, cette initiative représente un soulagement concret, réduisant les délais de prise en charge et limitant les transferts de patients vers d’autres structures. Elle illustre aussi la capacité des institutions à répondre aux attentes des citoyens, malgré les défis persistants en matière de financement et de logistique. L’épisode rappelle l’importance de la transparence dans la communication politique, alors que les réseaux sociaux amplifient parfois les malentendus.