Le 26 septembre 2026, le Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye de Sarh a accueilli le lancement du projet « Les Femmes d’Abord ». Porté par la communauté « Les Leaders de Sarh » et soutenu par plusieurs partenaires, le dispositif vise à garantir la continuité scolaire de 38 jeunes filles, du primaire au lycée, tout en renforçant leur autonomie économique et sociale.
Lancement officiel au Palais des Arts
La cérémonie d’inauguration a réuni la déléguée de la Femme et de la Petite Enfance du Moyen‑Chari, Kidana Tamoula, la coordinatrice du projet, Noudjal Evelyne Taday, ainsi que des acteurs locaux engagés dans l’éducation et l’émancipation des femmes. Présents, ils ont souligné l’importance d’un cadre institutionnel et communautaire propice à la réussite scolaire des filles.
Objectifs et bénéficiaires du programme
« Les Femmes d’Abord » cible, dans sa première phase, 38 filles issues d’écoles primaires et secondaires. L’objectif principal est de les aider à rester à l’école en créant un environnement familial et communautaire favorable. Selon Noudjal Evelyne Taday, la réussite scolaire dépend autant de la volonté des élèves que du soutien du cercle familial et social.
Le projet prévoit également la sensibilisation des familles afin de mobiliser des contributions, même modestes, pour soutenir chaque jeune fille. Kidana Tamoula a rappelé que « Investir dans l’éducation d’une fille, c’est investir dans l’avenir de toute une communauté », appelant à une implication généralisée.
Formation à l’entrepreneuriat et mobilisation communautaire
Au-delà du soutien académique, le dispositif inclut des ateliers sur les activités génératrices de revenus, la gestion de l’argent, l’entrepreneuriat et le développement de petites activités économiques. Ces formations visent à doter les bénéficiaires de compétences pratiques pour assurer leur autonomie financière à long terme.
La communauté « Les Leaders de Sarh » encourage chaque geste, même le plus modeste, à contribuer à la construction d’un avenir meilleur pour les filles. Cette approche collective cherche à créer un cercle vertueux où l’éducation des filles renforce la cohésion sociale et le développement économique du Moyen‑Chari.