Lors d’une interview sur Europe 1‑CNews, l’eurodéputée Sarah Knafo a déclaré que la France ne constitue plus un État providentiel et a appelé à une réduction drastique des prélèvements fiscaux afin de restituer du revenu aux salariés actifs.
Un constat de rupture du modèle social
Sarah Knafo, députée du parti Reconquête et auteure du livre Le casse du siècle, a expliqué que le filet de protection sociale, jadis pilier de la cohésion nationale, s’est affaibli au point de ne plus garantir un niveau de vie décent aux travailleurs. Selon elle, la multiplication des dispositifs d’aide et la complexité du système de redistribution ont créé un « casse » pour les salariés, qui voient leurs revenus nets fortement érodés par les prélèvements obligatoires.
Le poids des charges salariales sur le pouvoir d’achat
En se référant aux bulletins de paie remis aux salariés à l’automne, Knafo a souligné l’écart grandissant entre le coût total supporté par l’employeur et le salaire réellement perçu par le salarié. Cette différence, qu’elle qualifie de « casse du siècle », résulte de la combinaison des cotisations sociales, des impôts sur le revenu et des contributions diverses, qui grèvent le pouvoir d’achat des ménages actifs. Elle estime que cette situation décourage l’effort productif et freine la compétitivité des entreprises françaises.
Propositions de réduction fiscale et leurs implications
Pour inverser cette dynamique, l’eurodéputée préconise une baisse substantielle des taxes, notamment des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu, afin de laisser davantage d’argent dans les poches des travailleurs. Elle avance que cette mesure pourrait stimuler la consommation intérieure, encourager la création d’emplois et améliorer la compétitivité du marché du travail. Knafo insiste toutefois sur le fait que la réforme doit être accompagnée d’une rationalisation des dépenses publiques afin d’éviter un creusement du déficit budgétaire.
Réactions et limites du discours
Le propos de Knafo s’inscrit dans le débat plus large sur la réforme fiscale en France, où les partisans d’une réduction des prélèvements s’opposent à ceux qui défendent le maintien d’un niveau élevé de protection sociale. Certains économistes mettent en garde contre les risques de déséquilibre budgétaire et soulignent la nécessité de préserver les services publics essentiels. D’autres acteurs politiques, notamment au sein du gouvernement, ont rappelé que toute réforme doit être progressive et tenir compte des besoins des plus vulnérables.