La région Ashanti, épicentre démographique du Ghana, fait face à des défis critiques en matière de santé maternelle. Le ministère de la Santé a lancé une série d’audits sur le terrain pour évaluer les lacunes des infrastructures et des protocoles, alors que les professionnels de santé réclament des solutions urgentes.
Contexte et diagnostics partagés
Dans le cadre d’une visite officielle, la vice-ministre de la Santé a rencontré les équipes dirigeantes et les soignants des deux principaux hôpitaux de Kumasi – le Komfo Anokye Teaching Hospital (KATH) et le Kumasi South Hospital – pour identifier les obstacles à la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés. Les échanges ont porté sur les soins obstétricaux d’urgence, les systèmes de référence entre établissements, l’état des infrastructures, les effectifs médicaux et d’autres facteurs déterminants pour la survie des mères et des enfants.
Les professionnels de santé ont souligné l’urgence de finaliser la construction des hôpitaux de Sewua et d’Afari, deux projets attendus pour désengorger KATH et améliorer l’accès à des soins de qualité dans la région. Ces structures, une fois opérationnelles, devraient alléger la pression sur les services existants, souvent saturés.
Engagements et perspectives d’amélioration
La vice-ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à résoudre les dysfonctionnements affectant la santé maternelle, promettant un renforcement des capacités des hôpitaux pour garantir des soins rapides et de qualité. Elle a également effectué une visite des services clés – blocs obstétricaux, services externes et unités spécialisées – avant d’échanger directement avec des patientes hospitalisées, afin de recueillir leurs témoignages sur la qualité des soins reçus.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de cartographier les défis et les opportunités pour optimiser la prise en charge des mères et des nouveau-nés dans la région Ashanti. Les retours recueillis lors de cette visite serviront de base à des mesures correctives ciblées, dans un contexte où la réduction de la mortalité évitable reste une priorité nationale.