Santaco réclame une sécurité des femmes intégrée aux opérations quotidiennes du taxi

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
Santaco réclame une sécurité des femmes intégrée aux opérations quotidiennes du taxi

À Kempton Park, lors d'un sommet dédié à la mobilité sécurisée et à l'autonomisation des femmes dans le transport, Santaco a clairement posé ses exigences : la protection des femmes ne peut plus se limiter à des campagnes ponctuelles. Elle doit s'imposer comme une norme opérationnelle dans toute l'industrie taxi sud-africaine.

Un sommet pour imposes de nouvelles règles

Le South African National Taxi Council a rassemblé des dizaines de femmes évoluant dans le secteur des transports à l'occasion de son Santaco Women National Safe Mobility and Empowerment Summit. Ce rendez-vous visait à traduire les discours sur la sécurité en exigences concrètes envers les opérateurs, les conducteurs et les gestionnaires de ranks.

Des mesures simples mais fondamentales

Pour Nobuhle Mazolo, conseillère femmes et conseillère juridique de Santaco, l'équation est simple : les espaces fréquentés par les passagers doivent offrir des conditions minimales. Elle cite l'éclairage des ranks, l'accès à des sanitaires sécurisés, mais aussi le respect physique à l'intérieur même des véhicules souvent bondés. « Quand on parle de sécurité, on parle d'une femme qui doit s'asseoir dans un taxi bondé, dans un espace confiné 4 par 4, et qui ne doit pas être importunée. Un homme ne doit pas poser sa main sur elle ni la toucher de manière inappropriée », a-t-elle détaillé.

Une sécurité qui inclut la dignité économique

Mazolo élargit le spectre aux travailleuses dépendant du transport public : employées domestiques, ouvrières agricoles, commerçantes. Pour elles, le trajet constitue un moment de vulnérabilité où le vol et les agressions restent des risques réels. Santaco entend donc traiter la sécurité comme un continuum, du point de départ jusqu'à la destination, et non comme une question isolée.

Vers un changement de culture dans le secteur

En faisant de cette problématique un sujet de sommet national, Santaco signale une volonté de faire bouger les lignes. Il s'agit de transformer les mentalités dans un secteur encore largement informel, où les abus sont souvent tus. La balle se trouve désormais dans le camp des opérateurs et des autorités locales, auxquels l'organisation devra présenter des engagements vérifiables. La prochaine étape consistera à vérifier si les rangs et les coopératives de taxis appliqueront ces standards. Le sommet a posé les bases ; reste à les faire vivre sur le terrain.

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