Le ministère de l'Énergie et du Pétrole du Sénégal a démenti, ce mardi, des allégations selon lesquelles l'État ne percevrait que 25 francs sur un million de francs de pétrole vendu. Une affirmation qualifiée de « manifestement erronée » dans un communiqué officiel.
Un malentendu sur les mécanismes de partage des revenus
Le gouvernement sénégalais a tenu à corriger une confusion persistante autour des recettes tirées de l'exploitation du champ pétrolier de Sangomar. Selon les explications fournies, la part de 25 francs pour 1 000 000 de francs de pétrole vendu ne reflète pas la réalité des revenus publics. Le ministère souligne que cette estimation repose sur une interprétation erronée des mécanismes de partage prévus par le Contrat de Recherche et de Partage de Production (CRPP).
Les données officielles du premier trimestre 2023 révèlent une production de 8 963 359 barils, pour une valeur brute de 759,2 millions de dollars. Sur cette production, l'État a directement reçu 437 839 barils, soit environ 37,1 millions de dollars. Cependant, cette somme ne représente qu'une partie des revenus publics, car elle exclut la quote-part économique de PETROSEN, ainsi que les impôts, taxes et autres prélèvements perçus par l'État.
Des revenus publics bien plus élevés que les allégations
Le communiqué ministériel met en lumière la complexité des mécanismes de partage des revenus pétroliers, souvent mal compris. Le CRPP prévoit en effet une répartition des recettes entre l'État, les partenaires privés et les entreprises publiques comme PETROSEN. Les impôts et taxes, notamment, s'ajoutent aux barils directement attribués à l'État, ce qui augmente significativement les recettes totales perçues par le pays.
Cette clarification intervient dans un contexte où les débats sur la gestion des ressources naturelles en Afrique de l'Ouest sont particulièrement sensibles. Les revenus pétroliers constituent un enjeu majeur pour le Sénégal, qui cherche à maximiser les bénéfices de son secteur énergétique tout en assurant une transparence accrue. Le gouvernement rappelle ainsi que les chiffres avancés par certains acteurs ne reflètent pas la réalité des flux financiers générés par le champ de Sangomar.