Les acteurs humanitaires de la province du Sandbondtenga se sont réunis à Kaya le 28 août 2026 pour convenir d’une coordination plus inclusive et orientée résultats, afin de répondre aux besoins persistants des populations déplacées et de préparer un relèvement durable.
Atelier de coordination à Kaya, sous l’égide du haut‑commissaire
Organisé par la direction provinciale de la famille du Sandbondtenga, l’atelier a rassemblé les services techniques déconcentrés de l’État, plusieurs organisations non gouvernementales et des associations de développement. La séance a été présidée par le haut‑commissaire de la province, Idrissa Gamsonré, qui a rappelé que la simple reprise du déplacement ne suffit pas : « Retourner ne suffit pas. Il faut pouvoir reconstruire ». Cette déclaration a orienté les discussions vers une transition progressive de l’aide d’urgence vers des solutions pérennes.
Un état des lieux des besoins multisectoriels
Les participants ont dressé un tableau détaillé des besoins encore non couverts. Les priorités identifiées couvrent l’alimentation, les abris, la santé, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, ainsi que l’éducation. Les moyens de production – notamment les outils agricoles et le cheptel – restent gravement affectés, ce qui compromet la capacité des familles à se rétablir économiquement. Les personnes retournées, dont les habitations sont détruites ou dégradées, rencontrent également des difficultés d’accès aux services sociaux de base, accentuant leur vulnérabilité.
Vers un relèvement durable grâce à la SNR‑PDICA 2023‑2027
Le haut‑commissaire a rappelé les grandes lignes de la Stratégie nationale de relèvement des personnes déplacées internes et des communautés d’accueil (SNR‑PDICA) 2023‑2027, présentée comme le cadre de référence pour guider la transition. Cette stratégie insiste sur une coordination « inclusive, participative, transparente, régulière et orientée vers les résultats ». Les acteurs présents ont été sensibilisés à ces orientations et ont formulé des recommandations concrètes : mise en place de réunions de suivi mensuelles, création d’un tableau de bord partagé des besoins, renforcement des capacités locales pour la gestion des projets de reconstruction, et mobilisation de ressources financières dédiées aux programmes de relèvement.
Perspectives et prochains pas
Les engagements pris à Kaya ouvrent la voie à une meilleure synergie entre les institutions publiques, les ONG et les communautés locales. La mise en œuvre des recommandations devra être suivie de près pour garantir que les actions de reconstruction ne restent pas ponctuelles mais s’inscrivent dans une dynamique de développement durable. Le succès de ce modèle de coordination pourrait également servir de référence pour d’autres provinces du Burkina Faso confrontées à des flux de déplacés internes.