L'ancien gouverneur de l'État de Benue, Samuel Ortom, a officiellement réitéré son intention de soutenir le président Bola Ahmed Tinubu lors du scrutin présidentiel de 2027. Ce positionnement politique marque une rupture nette avec son engagement passé en faveur de Peter Obi lors de l'élection de 2023.
Un ralliement stratégique au sein du paysage politique
Samuel Ortom justifie ce revirement par une volonté de pragmatisme politique. Après la victoire de Bola Tinubu en 2023, l'ancien gouverneur a choisi d'aligner ses positions sur celles de Nyesom Wike, actuel ministre du Territoire de la capitale fédérale. Selon Ortom, cette alliance vise à consolider une base de soutien solide pour la réélection du président sortant au sein de l'État de Benue. Il affirme assumer pleinement cette décision, qu'il qualifie de choix délibéré pour s'inscrire dans la dynamique de gouvernance actuelle.
Tensions persistantes avec l'administration Alia
Au-delà de l'échéance nationale, Samuel Ortom a vivement critiqué la gestion du gouverneur actuel de l'État de Benue, Hyacinth Alia. L'ancien dirigeant dénonce un manque de respect pour l'État de droit, pointant notamment le non-respect d'une décision de justice concernant la restitution de véhicules officiels alloués à d'anciens responsables. Il déplore également l'absence de concertation politique et une mise en œuvre jugée insuffisante de l'autonomie des gouvernements locaux sous l'administration en place.
L'enjeu des scrutins locaux de 2027
Pour Samuel Ortom, l'élection de 2027 constitue une étape charnière pour les électeurs de Benue, qui devront évaluer le bilan de l'administration Alia. L'ancien gouverneur a fait savoir qu'il comptait s'impliquer activement dans le processus électoral local. Il prévoit de soutenir ses propres candidats pour les sièges au Sénat, à la Chambre des représentants et à l'Assemblée de l'État, tout en maintenant sa ligne de conduite nationale en faveur de la réélection de Bola Tinubu. Cette stratégie témoigne d'une volonté de peser sur les équilibres politiques régionaux malgré son retrait de l'exécutif local.