Le ministre ghanéen de la Communication et de l'Innovation numérique, Samuel Nartey George, a été désigné président du Comité technique spécialisé de l'Union africaine sur la communication et les TIC (STC-ICT). Lors de la 6e session ordinaire tenue à Libreville, il a appelé à une transition urgente vers une mise en œuvre concrète des cadres stratégiques continentaux pour renforcer la souveraineté numérique de l'Afrique.
Un impératif de mise en œuvre collective
Pour le nouveau président du comité, le défi majeur de l'Afrique ne réside plus dans la conception de politiques, mais dans leur exécution. Samuel Nartey George a souligné que le continent dispose déjà de bases solides en matière de gouvernance des données et d'intelligence artificielle. Il exhorte désormais les États membres à dépasser les déclarations d'intention pour adopter une volonté politique commune, capable d'accélérer le rythme de la transformation numérique au bénéfice des populations.
Peser sur l'économie numérique mondiale
Le ministre a insisté sur la nécessité d'une approche unifiée face aux enjeux globaux. En agissant comme un bloc de 1,5 milliard de personnes plutôt que comme 55 marchés isolés, l'Afrique peut renforcer son pouvoir de négociation sur la scène internationale. Cette stratégie vise à garantir que le continent ne soit pas un simple spectateur des régulations mondiales sur l'intelligence artificielle et le commerce numérique, mais un acteur capable de définir ses propres règles.
Priorités pour un mandat de deux ans
Au cours des deux prochaines années, la présidence ghanéenne se concentrera sur quatre piliers : la connectivité, la gouvernance des données, la cybersécurité et l'intelligence artificielle. Le ministre a également mis en avant l'importance du capital humain, citant le programme ghanéen « One Million Coders » comme modèle pour doter la jeunesse africaine des compétences nécessaires à l'innovation. L'objectif affiché est clair : mesurer le succès du comité non par le nombre de textes adoptés, mais par les résultats tangibles livrés sur le terrain pour bâtir un marché numérique africain intégré.