Le ministre ghanéen des Communications, Samuel Nartey George, a ordonné que chaque site de téléphonie rurale du pays soit modernisé pour offrir au minimum la 4G, afin de réduire la fracture numérique et d’aligner les services sur les standards mondiaux.
Une décision ministérielle pour moderniser les sites ruraux
Lors d’une visite d’inspection dans la région orientale, le ministre a constaté les avancées des projets de téléphonie rurale et a profité de l’occasion pour annoncer que le gouvernement ne pouvait plus se contenter de fournir aux communautés rurales uniquement du 2G et du 3G. Il a souligné que le monde évolue vers la 5G et même la 6G, et que le Ghana doit au moins garantir la 4G à l’ensemble de son réseau rural.
Impacts attendus sur la qualité du service et la congestion du réseau
Selon le ministre, le passage à la 4G améliorera la qualité des services mobiles, offrira une expérience utilisateur plus fluide et contribuera à désengorger les réseaux existants, souvent saturés par la demande croissante de données. Cette amélioration devrait également faciliter l’accès à des services en ligne essentiels, tels que l’éducation à distance, la télémédecine et le commerce électronique, dans les zones traditionnellement sous‑servies.
Le télécom comme infrastructure nationale stratégique
Samuel Nartey George a rappelé que les infrastructures de télécommunications doivent être traitées avec la même priorité que les routes ou les hôpitaux. Il a appelé à un investissement soutenu dans le secteur, arguant que la connectivité est un pilier du développement économique et social, comparable aux autres services publics indispensables.
Enjeux pour la réduction de la fracture numérique au Ghana
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à combler le fossé numérique entre les zones urbaines et rurales du Ghana. En garantissant un accès minimum à la 4G, le gouvernement espère préparer le pays à l’arrivée prochaine de la 5G, tout en assurant que les populations rurales ne soient pas laissées pour compte dans la transformation digitale nationale.