L’ancien capitaine des Lions indomptables et président de la Fecafoot, Samuel Eto’o, enjoint les présidents des fédérations africaines à s’unir derrière Gianni Infantino pour faire entendre la voix du continent au sein de la FIFA. Avec 54 voix à l’assemblée générale, il estime que l’Afrique dispose d’un levier stratégique pour obtenir des avancées concrètes, notamment après la réélection du président de la FIFA.
Un soutien sans réserve à Infantino, mais une stratégie collective
Samuel Eto’o a réaffirmé son soutien personnel à Gianni Infantino, tout en soulignant que cette alliance devait dépasser le cadre individuel. Pour le dirigeant camerounais, l’enjeu est de transformer ce soutien en une mobilisation collective des 54 fédérations africaines, dont les voix pèsent lourd dans les décisions de la FIFA. « Je dirais que le président Gianni Infantino continuera de bénéficier de mon soutien ainsi que de celui de ma fédération », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que cette démarche devait servir les intérêts du football africain.
Les 54 voix africaines, un atout à exploiter pour le continent
Eto’o rappelle que l’Afrique dispose d’un poids démographique et politique au sein de la FIFA, mais que ce potentiel reste sous-exploité. « Nous disposons de 54 voix. Et nous devons penser aux intérêts du football africain. Nous sommes toujours laissés derrière. Mais cela doit changer », a-t-il insisté. Selon lui, la réélection récente d’Infantino offre une opportunité pour relancer des revendications spécifiques au continent, notamment à travers un projet collectif à soumettre lors des prochaines discussions.
Un appel à l’unité pour des résultats concrets
Le président de la Fecafoot invite ses homologues à relire ce projet et à en débattre collectivement après la réélection d’Infantino. « Je voudrais voir tous mes collègues, tous les présidents, relire ce projet. Et après la réélection du président Infantino, nous aurons la force nécessaire pour demander que ce projet soit remis sur la table afin d’être débattu », a-t-il conclu. L’objectif affiché est clair : utiliser l’influence africaine pour obtenir des avancées tangibles, comme une meilleure représentation dans les instances dirigeantes ou des investissements ciblés dans le développement du football local.