Samuel Eto’o, figure majeure du football africain, réaffirme son soutien à l’ancien projet de réforme porté par Gianni Infantino, président de la FIFA. Malgré le retrait officiel de cette initiative, l’ancien capitaine des Lions indomptables estime qu’elle constituait une opportunité stratégique pour renforcer l’influence des fédérations africaines sur l’échiquier mondial.
Un levier pour rééquilibrer les rapports de force
Pour Samuel Eto’o, l’enjeu dépasse la simple organisation des compétitions. Il considère que le projet initial de la FIFA représentait un vecteur de transformation capable de modifier durablement les rapports de force entre les continents. Selon son analyse, l’Afrique pâtit d’un déficit de représentation face aux grandes puissances footballistiques traditionnelles, qui dominent largement l’espace médiatique et décisionnel. L’adoption de cette réforme aurait, selon lui, permis aux nations africaines de rivaliser plus efficacement sur la scène internationale.
L’appel à une concertation collective des fédérations
Loin de vouloir clore le débat après l’abandon du projet par la FIFA, Samuel Eto’o exhorte les dirigeants des fédérations africaines à s’emparer du sujet. Il prône une approche démocratique où la majorité des instances nationales pourrait se prononcer librement sur les réformes structurelles. Pour l’ancien international, la responsabilité incombe désormais aux acteurs du continent de se réunir pour définir une position commune, capable de peser sur les futures orientations de l’instance mondiale.
La préservation de l’unité face aux divergences
Tout en assumant son désaccord avec l’abandon de la réforme, Samuel Eto’o salue la décision de Gianni Infantino de retirer le projet pour préserver l’unité de la communauté du football. Cette nuance souligne la complexité de la gouvernance sportive, où la quête d’influence africaine doit composer avec les impératifs de cohésion globale. Le message de l’ancien joueur est sans équivoque : le retrait du texte ne doit pas signifier l’arrêt des discussions, mais marquer le début d’une réflexion collective sur les intérêts à long terme du football africain.