Samuel Eto'o défend Infantino : quand l'Afrique du football mise sur la stabilité à la FIFA

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 20 lectures
Samuel Eto'o défend Infantino : quand l'Afrique du football mise sur la stabilité à la FIFA

Samuel Eto'o, figure emblématique du football africain, a brisé le silence sur les tensions entourant Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Dans un entretien accordé à CNN, l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a défendu le dirigeant italo-suisse, critiqué pour ses projets controversés, notamment la vente de parts de la Coupe du monde.

Un soutien africain à Infantino face aux remous internationaux

Alors que Gianni Infantino fait face à une vague de critiques venues des confédérations européennes, asiatiques et américaines, Samuel Eto'o a choisi de prendre sa défense. Pour l’ancien attaquant camerounais, les attaques contre le président de la FIFA sont infondées : « Il n’a rien fait de mal ». Eto'o met en avant les avancées réalisées sous la direction d’Infantino, notamment le développement accéléré des fédérations africaines. « Il a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître », a-t-il déclaré, soulignant que « le président Gianni Infantino a changé le football ».

La CAF et la FECAFOOT unis derrière Infantino

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité du soutien apporté par la Confédération africaine de football (CAF) à la FIFA et à son président. Eto'o va plus loin en estimant que les tensions actuelles sont liées à des enjeux politiques : « Tout ça est arrivé parce qu’il y a des élections à venir ». Gianni Infantino, seul candidat déclaré à sa succession, devrait briguer un nouveau mandat en 2027. Le projet controversé de vente de parts de la Coupe du monde, abandonné sous la pression, pourrait même être relancé si Infantino est réélu, selon Eto'o.

Un projet controversé mais porteur pour l’Afrique ?

Le projet de cession de parts de la Coupe du monde avait suscité une levée de boucliers quasi unanime, poussant Infantino à faire marche arrière. Pourtant, Samuel Eto'o y voit une opportunité pour l’Afrique : « Je reste convaincu que, pour nous, en tant qu’Africains, ce projet aurait pu être quelque chose d’extraordinaire ». Il argue que cette initiative aurait permis de rééquilibrer les rapports de force dans le football mondial, en évitant que les talents africains ne soient « perdus » pour d’autres nations. Une vision qui contraste avec les craintes exprimées par d’autres confédérations, pour qui ce projet menaçait l’intégrité de la compétition.

L’Afrique mise sur la continuité pour peser davantage

En défendant Infantino, Samuel Eto'o et la CAF semblent privilégier la stabilité institutionnelle à court terme. Pour l’Afrique, dont les fédérations bénéficient d’un soutien accru depuis l’arrivée d’Infantino, cette position pourrait s’avérer stratégique. Eto'o n’hésite d’ailleurs pas à rêver à grande échelle : « Il aurait permis de rééquilibrer le rapport de force dans le football, afin de faire en sorte que nos talents ne disparaissent pas et ne finissent pas par jouer pour d’autres nations ». Une déclaration qui rappelle l’ambition africaine de voir des stars comme Kylian Mbappé, actuellement sous les couleurs de la France, représenter un jour le Cameroun.

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