Samuel Eto’o de nouveau visé par une plainte pour détournement présumé de fonds publics liés à des matchs amicaux des Lions indomptables

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Samuel Eto’o de nouveau visé par une plainte pour détournement présumé de fonds publics liés à des matchs amicaux des Lions indomptables

Le Tribunal criminel spécial de Yaoundé a enregistré une plainte de l’Association des clubs amateurs du Cameroun (ACFAC) accusant Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, d’avoir perçu plus de 567 000 € sur son compte personnel au lieu de celui de la fédération lors de quatre matchs amicaux. L’affaire relance le débat sur la transparence financière du football national et sur d’éventuels détournements de fonds publics.

Une plainte officielle pour « double emploi » et détournement

L’ACFAC a saisi le tribunal en invoquant le « double emploi » de dépenses déjà prises en charge par l’État à la demande de la Fécafoot, puis à nouveau financées par les organisateurs des rencontres. Selon les documents présentés, les sommes versées – totalisant 567 000 € – auraient été déposées sur le compte bancaire de Samuel Eto’o, ce qui, selon l’association, constitue un détournement de fonds publics.

Les matchs concernés et les flux financiers

Les paiements litigieux concernent quatre rencontres amicales organisées en 2023, dont le duel Russie‑Cameroun à Moscou en octobre et le match Mexique‑Cameroun la même année. Les organisateurs de ces matchs auraient versé les montants directement à Eto’o, contournant ainsi les procédures habituelles de la fédération.

Un passé de controverses déjà évoqué

Cette affaire s’inscrit dans la continuité d’accusations antérieures, déjà relayées par des médias comme Le Monde et The Times, qui pointaient des versements similaires. À l’époque, Samuel Eto’o avait nié tout acte répréhensible, affirmant que les transferts avaient été validés par les instances compétentes de la Fécafoot.

Réactions et enjeux pour le football camerounais

Samuel Eto’o n’a pas encore commenté la nouvelle plainte. Ses proches dénoncent un « acharnement » qu’ils attribuent à ses prises de position en faveur d’intérêts plus larges du football africain. Au-delà de la question individuelle, le dossier met en lumière la nécessité d’une meilleure gouvernance financière au sein de la Fécafoot et d’une surveillance accrue des fonds publics affectés au sport.

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