Face aux critiques croissantes concernant la gestion financière du Ghana Gold Board (GoldBod), son directeur général, Sammy Gyamfi, a formellement démenti toute dépendance parasitaire envers les caisses de l'État. Il affirme que l'institution tire ses ressources de services facturés légalement et validés par le cadre législatif national.
Un modèle de financement basé sur des services réglementés
Sammy Gyamfi a tenu à clarifier la structure des revenus de l'organisme. Selon lui, les frais perçus par GoldBod ne constituent pas une ponction indue sur les ressources publiques, mais correspondent à des prestations de services spécifiques. Ces tarifs, strictement encadrés, ont reçu l'aval du Parlement ghanéen. À l'instar d'autres entités publiques comme le Registrar-General’s Department, GoldBod facture ses interventions, notamment la délivrance de licences d'exploitation. À ce jour, plus de 1 000 opérateurs sont titulaires de ces autorisations, générant des revenus qui, selon le directeur général, sont reversés directement à l'État.
Le contrôle strict des flux financiers
Pour répondre aux allégations de mauvaise gestion, le dirigeant a souligné l'étroite supervision exercée par les autorités de tutelle. Il a précisé que GoldBod ne dispose d'aucune autonomie discrétionnaire sur ses fonds. L'ouverture de comptes bancaires, par exemple, nécessite l'approbation préalable du ministère des Finances. Cette dépendance administrative démontre, selon M. Gyamfi, que les finances de l'institution restent sous le contrôle direct et permanent du gouvernement, réfutant ainsi l'idée d'une entité agissant en dehors des mécanismes de surveillance étatiques.
La controverse sur le programme d'achat d'or
Ces déclarations interviennent dans un climat de surveillance accrue des activités de GoldBod, particulièrement en ce qui concerne les pertes financières attribuées au programme national d'achat d'or (Domestic Gold Purchase Programme). Sammy Gyamfi a réitéré son rejet des critiques relayées par le Fonds monétaire international. Il soutient que les pertes financières mentionnées par l'institution internationale concernent exclusivement les opérations menées par la Banque du Ghana avant que la gestion du programme ne soit officiellement transférée à GoldBod. Cette mise au point vise à dissocier la responsabilité actuelle de l'organisme des difficultés financières antérieures liées à ce dispositif.