Le député de la circonscription d’Akuapem Nord, Sammi Awuku, a mis en garde le président John Dramani Mahama contre toute tentative de prolonger son mandat au-delà de la durée actuelle, estimant qu’une telle initiative pourrait nuire à son héritage politique.
Ses déclarations font suite à un recours déposé devant la Cour suprême par un enseignant ghanéen, Ganiwu Alhassan, sollicitant une interprétation de l’article 66(2) de la Constitution de 1992. Cette disposition limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs.
Le plaignant demande à la plus haute juridiction de préciser si cette règle s’applique strictement à deux mandats consécutifs ou si elle interdit à une personne ayant déjà exercé deux mandats non consécutifs de se représenter. Cette affaire a suscité un débat public, certains observateurs estimant qu’une interprétation favorable pourrait permettre au président Mahama de briguer un nouveau mandat.
Dans un message publié sur Facebook, M. Awuku a exhorté le chef de l’État à ne pas céder à cette possibilité, la qualifiant de piège politique susceptible de compromettre sa longue carrière publique. Il a également mis en garde contre les motivations présumées des initiateurs du recours, suggérant qu’ils pourraient chercher à affaiblir le président.
L’ancien organisateur national du Nouveau Parti patriotique (NPP) a souligné que toute tentative de prolongement du mandat pourrait entraîner des résistances internes et externes, y compris au sein de son propre parti. Il a rappelé que même l’ancien président Rawlings, fondateur du parti, n’avait pas tenté une telle manœuvre.
M. Awuku a appelé le président Mahama à préserver sa réputation en achevant son mandat et en quittant ses fonctions avec dignité, notamment en 2029. Ses propos interviennent alors que la Cour suprême s’apprête à trancher sur l’interprétation de la disposition constitutionnelle relative aux limites de mandat, une décision susceptible d’avoir un impact politique et juridique majeur.