Une opération de la Brigade régionale des Stupéfiants (BRS) à Dindéfélo a permis l'interception de 11 500 comprimés de Tramadol, un antalgique opioïde détourné de son usage médical. Cette saisie met en lumière les défis sécuritaires persistants dans la région de Kédougou face à la circulation illicite de substances psychoactives.
Une interception sous haute tension à Dindéfélo
L'opération a été déclenchée lors d'un contrôle routier mis en place par les forces de l'ordre. Deux individus circulant à moto ont refusé d'obtempérer aux injonctions des agents de la BRS, tentant d'échapper au dispositif de sécurité. La poursuite engagée a conduit à l'abandon d'un sac contenant la cargaison illicite et à l'interpellation de l'un des deux suspects, un ressortissant étranger âgé de 24 ans. Ce dernier, actuellement en garde à vue, nie toute implication directe dans le transport de la marchandise, déclarant être en transit vers la localité de Bantaco.
Une récurrence inquiétante dans la zone de Saraya
Cette saisie s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités locales. Le secteur de Kédougou, et plus particulièrement le département de Saraya, semble être un point de passage stratégique pour les réseaux de distribution de produits pharmaceutiques contrefaits ou détournés. À peine quelques jours plus tôt, le 17 février 2026, une opération similaire menée à Bantaco avait déjà permis aux services de police de mettre la main sur 6 400 comprimés de Tramadol, confirmant la récurrence des tentatives d'acheminement de ces substances dans la zone.
La mobilisation des autorités et l'appel à la vigilance
Face à l'ampleur du trafic, les forces de sécurité cherchent à renforcer leur maillage territorial. Les investigations se poursuivent pour identifier les commanditaires et démanteler les réseaux logistiques alimentant ces flux illégaux. Dans cette dynamique, la police nationale a réitéré son appel à la collaboration citoyenne, encourageant la population à signaler toute activité suspecte via le numéro vert dédié, le 800 00 17 00. L'enjeu est de taille : limiter la prolifération de ces opioïdes qui, au-delà des questions de sécurité publique, posent un risque majeur pour la santé des populations locales.