Saint-Louis mise sur le levier culturel pour dynamiser son économie locale et territoriale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 41 lectures
Saint-Louis mise sur le levier culturel pour dynamiser son économie locale et territoriale

La directrice du centre culturel régional de Saint-Louis, Sira Bâ, plaide pour une structuration renforcée du secteur créatif afin de transformer le potentiel artistique de la région en un véritable moteur économique. Cette ambition s'inscrit dans le sillage de l'octroi d'une enveloppe de 64 millions de francs CFA par le Fonds de développement des cultures urbaines et industries créatives (FDCUIC) au profit des acteurs des régions de Saint-Louis, Louga et Matam.

Un financement au service de l'équité territoriale

L'injection de ces fonds marque une volonté de décentraliser le soutien aux industries culturelles, trop souvent concentrées dans la capitale. Pour Sira Bâ, cette démarche d'équité territoriale est indispensable pour permettre aux talents locaux de se professionnaliser. Au-delà de la subvention ponctuelle, l'enjeu réside dans la pérennisation des activités créatives, qui nécessitent un accompagnement technique et administratif pour s'inscrire durablement dans le tissu économique régional.

La protection des droits comme socle de croissance

La viabilité de cette économie créative repose également sur la sécurisation des revenus des artistes. Le gouvernement, sous l'impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l'urgence d'appliquer strictement les mécanismes de rémunération, notamment le système de copie privée. Cette mesure est perçue comme un levier essentiel pour garantir le respect des droits d'auteur et des droits voisins, condition sine qua non pour que les créateurs puissent vivre dignement de leur travail et réinvestir dans leurs projets.

Synergie entre culture et attractivité touristique

À Saint-Louis, ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, la culture agit comme un catalyseur direct du tourisme. Le succès du Festival international de jazz et de son festival off, qui anime la cité chaque année, démontre l'impact concret de ces événements sur l'activité hôtelière et commerciale. Toutefois, des défis structurels persistent : des professionnels du secteur, à l'instar d'Amay Kane Datt, soulignent que la vétusté de certains réceptifs hôteliers limite les retombées économiques potentielles. L'enjeu pour les autorités est désormais de coupler le dynamisme culturel à une modernisation des infrastructures d'accueil pour maximiser l'attractivité de la ville.

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