Sadio Mané, star du football sénégalais, a annoncé un investissement de 8,7 milliards de FCFA via sa société SM10 Agro pour ériger un parc agro‑industriel dans son village natal de Bambali. Le projet, qui vise à transformer la filière mangue locale, promet la création de 1 000 emplois dès le lancement et jusqu’à 2 500 à terme, offrant ainsi une nouvelle dynamique économique à la région de Sédhiou.
Un investissement de 8,7 milliards de FCFA pour un parc agro‑industriel
Le capital annoncé par Mané sera mobilisé pour la construction d’un complexe agro‑industriel comprenant une plantation de 500 hectares de manguiers de la variété Kent, ainsi qu’une unité de traitement capable de gérer 10 500 tonnes de mangues par an. Le projet a été présenté le 20 août à Sédhiou et à Bambali, marquant la première étape d’un chantier dont la première pierre est prévue pour septembre 2026.
Capacités de production et de transformation de la mangue
Le parc intégrera plusieurs lignes de valeur : une plateforme d’exportation, une unité de production de pulpe, un séchoir de mangues et une installation dédiée à la fabrication de beurre de mangue (marqué « afriquemidi »). Cette diversification vise à pallier les difficultés de conservation et de transformation qui freinent actuellement la filière, en permettant de commercialiser des produits à plus forte valeur ajoutée tant sur le marché intérieur que sur les marchés d’exportation.
Création d’emplois et retombées locales
Le modèle prévoit l’emploi de 1 000 personnes dès le démarrage, avec une montée en puissance jusqu’à 2 500 postes une fois l’ensemble des installations opérationnelles. Les besoins en main‑d’œuvre couvriront des profils variés : agriculteurs, transporteurs, techniciens, ouvriers de transformation et cadres de gestion. Le projet met également l’accent sur l’inclusion des femmes, des jeunes et des entrepreneurs locaux, qui pourront bénéficier de formations et de contrats d’approvisionnement.
Enjeux de gouvernance, formation et durabilité
Le succès du parc dépendra de la transparence des flux financiers, d’une gouvernance solide et d’un accompagnement technique des producteurs locaux. Les parties prenantes ont souligné l’importance de former les jeunes aux métiers de la transformation agro‑alimentaire, de garantir la protection de l’environnement et d’assurer la viabilité économique à long terme. Les travaux, estimés à 18 mois, devront donc s’inscrire dans une logique de développement durable pour que l’investissement génère un impact pérenne sur l’économie de la région.