Le 27 juillet 2026, deux riverains de Touba ont été officiellement accusés d’avoir fermé illégalement les vannes du réseau d’eau potable du quartier Ndamatou 2, provoquant une pénurie affectant près de la moitié du secteur. Les autorités locales et l’Office des Forages Ruraux ont réagi en déposant une plainte collective, tandis qu’une association s’est dite prête à défendre les accusés.
Un acte qualifié d’atteinte grave à l’intérêt public
Les faits, survenus dans un quartier de Touba, impliquent deux habitants, Mor Thiam et Modou Ba, accusés d’avoir fermé sans autorisation les vannes du réseau public d’approvisionnement en eau. Selon les plaignants, cette manœuvre, réalisée en dehors de tout cadre réglementaire, a entraîné des coupures répétées et une baisse significative de la pression d’eau, plongeant une partie du quartier dans une situation de pénurie. Les services techniques de l’OFOR et de Maou Rahmati ont dû intervenir en urgence pour rétablir le service, confirmant par la même occasion la fermeture irrégulière des vannes.
Les autorités qualifient cet acte d’« atteinte grave au fonctionnement d’une infrastructure publique essentielle », soulignant l’impact direct sur les populations locales. La perturbation du service public, sur lequel les habitants comptent quotidiennement, a justifié le dépôt d’une plainte collective visant à engager des poursuites judiciaires contre les deux accusés. L’objectif affiché est double : sanctionner les responsables et dissuader toute récidive, afin de protéger durablement les réseaux d’eau potable contre les interventions illégales.
Soutien aux accusés et enjeux de gestion des ressources
Alors que les structures plaignantes appellent à l’application stricte des sanctions prévues par la loi, une association locale, « Taxawu Ndoxum Touba », a annoncé son intention de soutenir Mor Thiam et Modou Ba. Cette mobilisation met en lumière les tensions autour de la gestion de l’eau à Touba, où les infrastructures publiques, bien que vitales, restent vulnérables aux actes de sabotage ou de contestation.
L’affaire soulève également des questions plus larges sur la gouvernance des ressources hydriques en milieu urbain, où les conflits d’usage et les frustrations liées aux coupures récurrentes peuvent parfois mener à des réactions radicales. Dans un contexte où l’accès à l’eau potable reste un enjeu majeur pour les populations, cette plainte collective rappelle l’importance de renforcer les mécanismes de dialogue et de prévention, tout en garantissant la protection des infrastructures critiques. L’issue judiciaire de ce dossier pourrait ainsi servir de précédent pour d’éventuelles futures affaires similaires.