Les Springboks ont remporté une victoire décisive 29-24 face aux All Blacks ce samedi à Soweto, prenant ainsi l'avantage dans leur série de quatre confrontations. Malgré une entame de match dominée par les Néo-Zélandais, les doubles champions du monde ont su faire parler leur sang-froid et leur expérience collective pour renverser la tendance en seconde période.
Une victoire symbolique à Soweto
Ce troisième test, disputé au FNB Stadium, revêtait une importance particulière pour les Sud-Africains. Il s'agissait de leur dernière apparition de l'année 2026 sur le sol national, avant une tournée internationale en Australie et en Europe. Jouer dans le township de Soweto, un lieu où les Springboks n'avaient plus affronté les All Blacks depuis 2012, ajoutait une dimension symbolique forte à cette rencontre, vécue par le sélectionneur Rassie Erasmus comme une véritable finale avant le dernier match délocalisé aux États-Unis.
La résilience face aux faits de match
La rencontre a été marquée par une intensité physique extrême et des pertes majeures des deux côtés. Dès la dixième minute, les Sud-Africains ont perdu leur ailier Cheslin Kolbe, victime d'une fracture de la mâchoire, tandis que l'ouvreur Sacha Feinberg-Mngomezulu écopait d'un carton jaune. Les Néo-Zélandais ont également subi des coups durs, notamment la sortie sur blessure de leur capitaine Ardie Savea. Malgré une possession de balle largement favorable aux visiteurs en première mi-temps, les Boks ont su rester au contact grâce à une défense acharnée.
La force du collectif et de la conquête
La différence s'est faite sur la maîtrise technique et la profondeur du banc sud-africain. Avec une moyenne de 63 sélections par joueur dans le XV de départ, les Springboks ont imposé leur domination dans les secteurs clés : la mêlée, récompensée par un essai de pénalité, et les ballons portés, illustrés par l'essai décisif de Malcolm Marx à la 65e minute. Cette supériorité dans les phases statiques a permis aux champions du monde de reprendre les rênes du match à partir de la 58e minute.
La continuité comme socle de performance
Pour Rassie Erasmus, cette victoire est le fruit d'une stabilité institutionnelle rare. Le sélectionneur a souligné que la force actuelle de son équipe repose sur une ossature commune maintenue depuis 2018. Cette continuité, couplée à une gestion rigoureuse des temps forts, permet aux Springboks de maintenir un momentum élevé, même face à une équipe néo-zélandaise capable de fulgurances offensives. Ce succès renforce la position des Sud-Africains avant leur déplacement à Baltimore pour conclure cette série de tests.