À Rufisque, les femmes transformatrices de poisson luttent contre la rareté de la ressource halieutique et la hausse des prix, menaçant leur activité et leur subsistance.
Une activité menacée
Dans la chaleur étouffante de Rufisque, les femmes transformatrices de poisson se rendent chaque jour au site de Ndeppé, où se trouve le quai de pêche. Malgré leur dévouement et leur travail acharné, elles font face à un problème de taille : l'approvisionnement en poisson à un prix abordable.
Aby Sy Diané, une experte avec 20 ans d'expérience, explique le processus de transformation du poisson en « guedj tambadiang » (petit poisson séché). Cependant, la rareté du poisson, notamment les sardinelles et le bar moucheté, rend leur travail difficile. Les prix élevés, allant de 20 000 à 30 000 FCFA par caisse, affectent leur activité.
La rareté de la ressource
La situation est similaire pour les pêcheurs. Mamadou Niang, capitaine de pirogue, confirme que la mer est agitée et que les sorties en mer sont limitées. Les produits de base pour les transformatrices se font rares, même pour les pêcheurs. Ousseynou Mbaye, mareyeur, souligne que la surpêche a affecté la productivité de la mer.
La rareté touche également les revendeuses du marché central. Fatou, une revendeuse, affirme payer jusqu'à 35 000 FCFA pour une caisse de sardinelles. Sur le site de transformation, les prix du poisson salé varient, mais restent élevés, ce qui affecte les bénéfices des vendeuses.
Impact sur les clientes et les transformatrices
Les clientes, comme Amy Wade, sont confrontées à des prix élevés, ce qui réduit leurs bénéfices. Mame Déguène Mbengue, une transformatrice, raconte les longues négociations avec les clientes, où les prix proposés sont parfois inférieurs à son prix d'acquisition.
Ces femmes, qui dépendent de cette activité pour subvenir aux besoins de leur famille, espèrent un soutien institutionnel pour assurer la disponibilité et l'accessibilité financière du poisson, garantissant ainsi la pérennité de leur métier.