Une enquête approfondie de l'organisme de surveillance de la police britannique (IOPC) cible plusieurs hauts responsables de la police des West Midlands. Cette procédure fait suite à l'interdiction, jugée infondée, de supporters du Maccabi Tel Aviv lors d'un match, décision motivée par un rapport de sécurité truffé d'erreurs factuelles et de biais cognitifs.
Des rapports de sécurité entachés d'erreurs et d'IA
L'enquête révèle que le document ayant justifié l'interdiction des supporters contenait huit erreurs majeures, dont l'invention d'un match inexistant entre le Maccabi et West Ham. Ces données erronées provenaient en partie de l'utilisation non vérifiée de l'intelligence artificielle Microsoft Copilot. L'IOPC souligne que le rapport présentait un déséquilibre manifeste sur les risques réels posés par les visiteurs, influençant directement la décision du groupe consultatif de sécurité de Birmingham (SAG).
Responsabilités individuelles et manquements déontologiques
L'ancien chef de la police, Craig Guildford, est au cœur des investigations pour son rôle de supervision sur ce document influent. Bien qu'il ait pris sa retraite après avoir perdu la confiance du gouvernement, il pourrait faire face à des sanctions disciplinaires, notamment une inscription sur une liste d'interdiction professionnelle si les fautes graves sont avérées. Parallèlement, plusieurs officiers en activité font l'objet d'une enquête pour leur implication dans la rédaction, la vérification et la gestion des renseignements sensibles liés à cette opération.
Une crise de confiance institutionnelle
L'inspecteur en chef de la gendarmerie, Sir Andy Cooke, a pointé du doigt un manque de diligence, une mauvaise conservation des dossiers et une absence de dialogue avec la communauté juive locale. La police des West Midlands a reconnu publiquement avoir surestimé les preuves et a depuis instauré une interdiction d'utiliser l'IA pour ce type de rapports. La direction actuelle de la force policière collabore avec l'IOPC pour tenter de restaurer la confiance du public, alors que l'opération de sécurité initiale, si elle avait été maintenue, aurait mobilisé plusieurs forces de police pour un coût estimé à plus de 5 millions de livres sterling.