Le leader du parti DCP, Rigathi Gachagua, a déclaré le 26 août 2026 que la Commission électorale indépendante (IEBC) préparerait une fraude lors des élections générales de 2027, en s’appuyant sur un système de vote électronique fourni par une entreprise sud‑coréenne.
Accusation de Rigathi Gachagua contre l'IEBC
Lors d’une conférence de presse tenue à son domicile de Karen, à Nairobi, le député et ancien vice‑président a affirmé que l’IEBC était à l’origine d’un « complot » visant à manipuler le résultat du scrutin prévu en 2027. Selon lui, le dispositif technologique envisagé, qui devrait être installé à l’ensemble des bureaux de vote, serait la clé de ce plan de fraude.
Enjeux du système de vote numérique sud‑coréen
Le dispositif évoqué serait fourni par une société sud‑coréenne spécialisée dans les solutions de vote électronique. Gachanga a souligné que, sans une transparence totale sur le fonctionnement du matériel et des logiciels, le risque de manipulation serait élevé. Il a rappelé que le passage du vote papier au vote électronique constitue déjà une source de méfiance parmi les électeurs kenyans, qui redoutent une perte de traçabilité des suffrages.
Implications pour le scrutin général de 2027
Si les allégations de Gachanga s’avèrent fondées, elles pourraient entraîner une perte de confiance massive dans le processus électoral, avec des répercussions potentielles sur la participation citoyenne et la légitimité du futur gouvernement. La contestation du mode de scrutin pourrait également pousser les partis politiques à réclamer des garanties supplémentaires, voire à appeler à un retour du vote papier.
Réactions attendues et perspectives
À l’heure actuelle, aucune réponse officielle de l’IEBC n’a été publiée. Les observateurs nationaux et internationaux, qui suivent de près les préparatifs du scrutin, seront susceptibles de demander des clarifications techniques et juridiques. Le débat autour du vote électronique pourrait ainsi devenir un point central des discussions politiques avant la campagne électorale, avec des implications pour la réglementation future des technologies de vote en Afrique de l’Est.