Revolut et Visa ont franchi une étape technologique majeure en réalisant, le 7 septembre 2026, la première transaction bancaire initiée par une intelligence artificielle en conditions réelles sur le marché français. Cette expérimentation, menée via le programme Agentic Ready, vise à intégrer les assistants numériques dans le processus d'achat tout en garantissant un niveau de sécurité bancaire rigoureux.
Une transaction test sous haute surveillance
L'opération a été effectuée sur le système marchand Cleverbridge en utilisant une carte Revolut pour particuliers. L'agent numérique, baptisé My Agent et développé par Visa, a pris en charge l'initiation du paiement, tandis que la technologie Visa Payment Passkey a assuré l'authentification. Ce dispositif remplace les méthodes de validation classiques par une vérification biométrique, marquant une première application concrète de cette technologie pour des paiements pilotés par IA en France.
L'intégration de l'IA dans les usages quotidiens
Cette initiative répond à une adoption croissante des outils d'intelligence artificielle générative, utilisés par un Français sur deux, et jusqu'à 85 % chez les jeunes adultes. Si les assistants numériques sont déjà largement sollicités pour la recherche et la comparaison de produits, le paiement constituait jusqu'ici le maillon manquant de la chaîne. En automatisant cette étape, les acteurs du secteur bancaire cherchent à adapter les services financiers aux nouveaux comportements de consommation numérique.
Sécurité et consentement au cœur du modèle
Malgré l'automatisation, les deux partenaires insistent sur le maintien du contrôle par l'utilisateur. La transaction s'est appuyée sur le système Visa Intelligent Commerce, intégrant les protocoles habituels de surveillance de la fraude en temps réel et de contrôle d'identité. L'objectif affiché est de démontrer qu'une IA peut agir au nom du client sans compromettre la sécurité, à condition que le consentement explicite reste au centre du processus. Pour Revolut, qui compte 8 millions de clients en France, cet essai constitue une phase d'observation prudente sur des transactions courantes, visant à évaluer la confiance des consommateurs face à cette délégation de pouvoir décisionnel à une machine.