Invité sur BFMTV le 30 août, le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a défendu l'idée d'une retraite par capitalisation sur la base du volontariat, tout en critiquant la réforme portée par Élisabeth Borne. Le parlementaire propose une alternative au système par répartition, qu'il juge fragilisé, et insiste sur la liberté laissée à chaque actif de choisir son mode de préparation de la retraite.
Une capitalisation facultative, pas obligatoire
Jean-Philippe Tanguy défend un mécanisme de capitalisation auquel les Français pourraient adhérer librement, et non une substitution imposée du système actuel. Cette distinction entre volontariat et obligation constitue, selon lui, la condition de la justice sociale : chaque actif resterait libre de compléter sa future pension selon ses capacités d'épargne, sans contrainte supplémentaire.
Une critique virulente de la réforme Borne
Le député du Rassemblement national conteste la réforme des retraites adoptée sous le gouvernement d'Élisabeth Borne, qu'il assimile à une mesure brutale imposée sans véritable débat. Il dénonce une réforme qui, selon ses propres termes, pénalise les Français, notamment les plus modestes et ceux dont la carrière a été discontinue. Cette position s'inscrit dans la ligne du RN, opposé au report de l'âge légal de départ à 64 ans.
Un discours tourné vers 2027
L'intervention de Jean-Philippe Tanguy s'inscrit dans la séquence politique menant à l'élection présidentielle de 2027, à laquelle le RN se prépare. En multipliant les prises de position sur les sujets économiques et sociaux majeurs, le parti cherche à crédibiliser son projet de gouvernement. La question des retraites, sensible dans l'opinion, figure en bonne place dans cette stratégie de démonstration de compétence.
Un débat français, des échos panafricains
Le sujet des régimes de retraite par répartition face à la capitalisation agite de nombreux États africains, où les systèmes formels couvrent une fraction seulement de la population active. Les positions défendues en France, qu'elles proviennent de la majorité ou de l'opposition, alimentent une réflexion plus large sur l'avenir des protections sociales face au vieillissement démographique et à la mobilité des travailleurs.