L’accès à l’eau courante a progressivement retrouvé un niveau normal à Bamako mercredi, après plusieurs jours de coupures massives liées à un acte de sabotage sur une ligne électrique alimentant la capitale.
Le réseau électrique, totalement interrompu pendant plusieurs jours, reste cependant très perturbé, selon des observations de journalistes.
Cette pénurie a contraint les habitants à se ravitailler auprès de fournisseurs privés pour subvenir à leurs besoins en eau. Les autorités locales ont indiqué avoir pris des mesures pour réduire la dépendance au réseau électrique national et assurer une reprise partielle de la production.
Un responsable technique de la société de gestion de l’eau potable du Mali a affirmé que des actions avaient été engagées pour rétablir l’alimentation en eau, sans préciser de détails supplémentaires.
Les Bamakois interrogés par des médias locaux ont exprimé leur soulagement face à la reprise, notamment en raison des températures élevées. Certains ont évoqué les difficultés rencontrées pour se laver ou cuisiner en raison des restrictions.
Un responsable d’un hôpital du District de Bamako a expliqué avoir dû recourir à des forages internes pour assurer l’hygiène des patients, faute d’eau courante.
Cette situation survient dans un contexte marqué par des blocus routiers imposés par des groupes armés, aggravant les tensions économiques et sécuritaires dans le pays.