Le Sénégal a été éliminé 3-2 par la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, un revers qui a précipité une crise au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le sélectionneur Pape Thiaw, confirmé après un intérim réussi, se retrouve confronté à des retards de paiement et à des pressions politiques qui menacent son mandat.
Élimination en huitièmes de finale : le déclencheur d’une remise en question
La défaite contre la Belgique, sur le sol américain, a été le premier signal public d’un malaise déjà présent dans les coulisses de la FSF. Au-delà du résultat sportif, elle a relancé les débats sur la gouvernance du football sénégalais et sur la légitimité du sélectionneur en place.
Retards de salaire et tensions contractuelles
Peu après la confirmation de Pape Thiaw, les premiers salaires et indemnités du technicien ont connu des retards. Cette situation a conduit le sélectionneur à refuser, initialement, de voyager avec l’équipe tant que son contrat n’était pas régularisé. Les médias sénégalais ont rapporté que l’impasse a été temporairement levée après l’intervention directe du président de la République.
Menaces de retrait et nouvelle intervention de l’État
Alors que le groupe se préparait pour le match décisif contre la Norvège, Thiaw a de nouveau menacé de ne pas monter sur le banc, invoquant le même problème de paiement. Sous la pression, les autorités ont de nouveau agi en urgence pour apaiser la situation, mais le climat de méfiance était déjà installé.
Transition orchestrée vers Patrick Vieira
Dans le sillage de ces tensions, la FSF a amorcé une transition vers Patrick Vieira, ancien joueur international et désormais entraîneur. Selon plusieurs observateurs, ce changement n’est pas uniquement une réponse à l’échec sportif, mais le aboutissement d’un « coup d’État » interne visant à réorganiser le pouvoir au sein de la fédération. Vieira est ainsi pressenti pour prendre les rênes, marquant une rupture nette avec le mandat de Thiaw.