Retard de la récolte ivoirienne de cacao : un risque de saturation des ports avant l'entrée en vigueur des règles UE

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Retard de la récolte ivoirienne de cacao : un risque de saturation des ports avant l'entrée en vigueur des règles UE

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, craint une congestion de ses ports d'Abidjan et San Pedro à la fin de l'année 2026 en raison d'un retard de sa récolte principale. Ce phénomène pourrait coïncider avec l'entrée en vigueur des nouvelles règles européennes interdisant l'importation de produits liés à la déforestation.

Un retard de 8 à 10 semaines pour la récolte principale

Le Conseil du Café-Cacao ivoirien, régulateur du secteur, a confirmé que le pays était prêt à appliquer les nouvelles normes européennes. Pourtant, des sources internes et des exportateurs interrogés cette semaine anticipent une saturation des infrastructures portuaires en novembre et décembre 2026. Selon elles, la récolte principale, normalement attendue dès septembre, pourrait être retardée de 8 à 10 semaines en raison de conditions météorologiques difficiles, d'un manque d'entretien des plantations et de la vigueur de la récolte intermédiaire.

Des volumes d'exportation concentrés sur trois mois

Les arrivées hebdomadaires de cacao en septembre et octobre devraient rester limitées à 15 000 et 25 000 tonnes respectivement, bien en dessous des capacités habituelles. Les volumes importants ne devraient affluer qu'à partir de fin octobre ou début novembre, avec un pic attendu en décembre. Entre octobre et décembre 2026, les ports ivoiriens devraient recevoir 900 000 tonnes de cacao, contre 1,1 million de tonnes sur la même période en 2025. Une hausse qui pourrait mettre à rude épreuve les capacités de stockage, estimées à 800 000 à 1 million de tonnes pour ces trois mois.

Un défi logistique face aux nouvelles règles européennes

Cette concentration des exportations intervient alors que l'Union européenne s'apprête à appliquer, fin 2026, des réglementations strictes interdisant l'importation de produits agricoles liés à la déforestation. Les exportateurs craignent de devoir expédier des volumes massifs en un temps record pour éviter des sanctions, risquant ainsi de paralyser les ports. Le Conseil du Café-Cacao a assuré vouloir minimiser l'impact, mais les acteurs du secteur soulignent l'urgence de trouver des solutions logistiques pour absorber ce pic d'activité sans précédent.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.